January 13, 2016 / 6:48 PM / 4 years ago

Jean-François Copé, de retour, prône un concordat Etat-islam

Jean-François Copé, qui amorce son retour sur la scène politique après 18 mois de silence, prône dans un livre à paraître le 20 janvier "un concordat" entre l'Etat et l'islam pour éloigner notamment le culte musulman "des influences extérieures". /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau

PARIS (Reuters) - Jean-François Copé, qui amorce son retour sur la scène politique après 18 mois de silence, prône dans un livre à paraître le 20 janvier “un concordat” entre l’Etat et l’islam pour éloigner notamment le culte musulman “des influences extérieures”.

Le député (Les Républicains) de Seine-et-Marne, contraint à la démission de la présidence de l’ex-UMP en mai 2014 après des révélations sur l’affaire Bygmalion, livre dans cet ouvrage un programme digne d’une candidature présidentielle à dix mois de la primaire d’investiture de la droite et du centre pour 2017.

Héraut de “La droite décomplexée”, tombé en disgrâce auprès de Nicolas Sarkozy, Jean-François Copé compte occuper le terrain médiatique à partir de la semaine prochaine pour livrer “un diagnostic extrêmement abouti du malaise français” à travers son livre “Le Sursaut français”.

“Je ne crois pas avoir lu de livre qui, de manière aussi claire, présente un diagnostic, les solutions et une offre politique très nouvelle à droite”, affirme-t-il dans Valeurs actuelles à paraître jeudi.

Au nombre de ses propositions, sous le sceau du libéralisme, l’élu, qui avait fait polémique en 2012 en relatant l’agression présumée d’un enfant délesté de son pain au chocolat en plein ramadan, suggère de régler “définitivement la question de la légitimité de l’islam de France”.

“Mon idée est simple : il faut s’appuyer sur l’article 1 de la Constitution pour proposer un nouveau cadre de relations entre l’Etat et l’islam de France”, un “concordat”, écrit-il dans son livre dont des extraits sont publiés par Valeurs actuelles.

Cet accord aurait quatre objectifs, explique-t-il : “organiser le culte musulman en France et l’éloigner des influences extérieures; créer un institut de formation des imams; consacrer la reconnaissance de la communauté musulmane française dans les cimetières; poser le principe d’un programme de construction de lieux de culte musulmans (...) dont le financement serait assuré par un fonds, géré par la Caisse des dépôts, et alimenté par les dons des musulmans de France”.

En contrepartie, les instances dirigeantes de l’islam de France s’engageraient à défendre les règles républicaines, notamment l’interdiction du port du voile. “Plus encore (...), les prêches dans les mosquées doivent se faire en français”, écrit Jean-François Copé.

Sophie Louet, édité par Yann Le Guernigou

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