January 12, 2016 / 1:41 PM / in 2 years

"Pourquoi pas" une primaire à gauche, dit Cambadélis

PARIS (Reuters) - Le premier secrétaire du Parti socialiste (PS), Jean-Christophe Cambadélis, s’est dit ouvert mardi au principe d’une primaire en vue de l’élection présidentielle de 2017, sous réserve qu’elle rassemble l’ensemble de la gauche.

Le premier secrétaire du Parti socialiste (PS), Jean-Christophe Cambadélis, s'est dit ouvert mardi au principe d'une primaire en vue de l'élection présidentielle de 2017, sous réserve qu'elle rassemble l'ensemble de la gauche. /Photo prise le 3 décembre 2015/REUTERS/Charles Platiau

L’appel publié lundi par des personnalités de gauche dans le journal Libération a relancé le débat sur l’organisation d’un tel scrutin qui permettrait, selon les signataires, de ranimer le débat politique.

Plusieurs figures de gauche, comme les écologistes Cécile Duflot et Emmanuelle Cosse, se sont ralliées à cette idée que rejette en revanche Jean-Luc Mélenchon, candidat Front de gauche à la présidentielle de 2012.

“Si c’est une primaire de contestation limitée à la gauche de la gauche, le PS ne se sent pas concerné”, a déclaré Jean-Christophe Cambadélis lors des voeux de son parti à la presse.

“Si c’est une primaire de refondation, si elle concerne toute la gauche pour la ressouder et la renforcer, si elle est sans exclusive, d’Emmanuel Macron à Jean-Luc Mélenchon, alors oui, pourquoi pas”, a-t-il ajouté.

“Mais cette primaire devra être sincère et unitaire jusqu’au bout”, a-t-il insisté. “Elle engagerait une fois passée tous les candidats malheureux à soutenir l’heureux élu.”

Lundi, le chef de file des socialistes avait jugé sur France Info que la tenue de cette primaire était “peu probable”.

Sans exclure explicitement sur cette hypothèse, François Hollande a fait savoir qu’il n’y était pas favorable et il n’y a pas d’exemple dans la Ve République d’un président sortant qui se soumette à une compétition pour un second mandat.

“INÉLUCTABLE”

A l’inverse, l’ancienne ministre socialiste Aurélie Filippetti l’a qualifiée mardi d’”inéluctable” et “salutaire” “parce que (...) la gauche est dans une situation où elle risque de ne pas être au second tour en 2017”.

Selon l’ancienne ministre de la Culture, qui a quitté le gouvernement en août 2014, François Hollande pourrait s’y soumettre car, a-t-elle dit sur France Inter, “on n’est pas président de la République de droit divin”.

L’appel, signé entre autres par l’économiste Thomas Piketty, les écologistes Daniel Cohn-Bendit et Yannick Jadot, ainsi que des intellectuels et des artistes a pour but, via la primaire, de “refonder notre démocratie”.

“C’est une très bonne idée”, a déclaré mardi Emmanuelle Cosse, secrétaire nationale d’Europe Ecologie-Les Verts, sur France Inter.

“A mes yeux, cette primaire, temps de débat et d’intelligence collective, peut être une formidable occasion d’accélérer la prise de conscience des enjeux écologiques”, a quant à elle écrit Cécile Duflot, ancienne ministre EELV, dans une tribune publiée sur le site de Libération.

En 2012, la gauche était partie en ordre dispersée - François Hollande avait remporté une primaire à laquelle seuls des socialistes et le président du parti radical de gauche avaient concouru.

Mais la perspective d’une possible accession du Front national au deuxième tour en 2017 a poussé les dirigeants de gauche à réfléchir à un moyen d’éviter un trop grand nombre de candidatures.

Elizabeth Pineau et Simon Carraud, édité par Yves Clarisse

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