November 22, 2015 / 4:33 PM / 3 years ago

Appel à témoins et garde à vue dans l'enquête sur les attentats

PARIS (Reuters) - La garde à vue de l’homme qui a fourni l’appartement de Saint-Denis, au nord de Paris, au chef opérationnel présumé des attentats du 13 novembre a été prolongée de 24 heures dimanche, a-t-on appris de source judiciaire.

Police judiciaire au pied de l'immeuble contre lequel un assaut a été donné mercredi à Saint-Denis, au nord de Paris, dans le cadre des attentats du 13 novembre. La garde à vue de Jawad Bendaoud, l'homme qui a fourni l'appartement dans cet immeuble à Abdelhamid Abaaoud, chef opérationnel présumé des attaques, a été prolongée de 24 heures dimanche. /Photo prise le 19 novembre 2015/REUTERS/Gonzalo Fuentes

La police française a par ailleurs lancé dimanche soir un appel à témoins pour identifier l’un des deux kamikazes du Stade de France dont les empreintes papillaires (digitales) correspondent à celles de deux hommes contrôlés en Grèce le 3 octobre dernier.

Interpellé mercredi lors de l’assaut des forces de police à Saint-Denis, Jawad Bendaoud, le “logeur” du commando présumé avait déclaré sur BFM TV juste avant son arrestation qu’il avait “rendu service” en mettant un appartement à disposition de plusieurs personnes pour une durée de “trois jours”.

“Je n’étais pas au courant que c’était des terroristes”, avait-il notamment déclaré.

Depuis 2006, une garde à vue en France peut durer jusqu’à six jours dans les affaires de terrorisme s’il existe un “risque sérieux de l’imminence d’un acte terroriste” ou en cas de “nécessité d’une coopération internationale”.

Les gardes à vue de sept des huit personnes interpellées au total mercredi dernier en marge de l’assaut du RAID ont été levées samedi.

Ces personnes semblent être hors de cause. Cinq d’entre elles sont soupçonnées d’être des sans-papiers qui squattaient le bâtiment.

LE TROISIÈME TUÉ TOUJOURS PAS IDENTIFIÉ

Trois personnes ont été tuées dans l’assaut de mercredi dernier, dont Abdelhamid Abaaoud, un Belge d’origine marocaine et une figure de l’EI considéré désormais par les enquêteurs français comme le chef opérationnel, voire un participant direct aux attentats qui ont fait 130 morts et plus de 350 blessés à Paris et aux abords du Stade de France à Saint-Denis.

Une empreinte digitale d’Abdelhamid Abaaoud a été identifiée sur une des trois kalachnikov retrouvées dans la Seat abandonnée à Montreuil-sous-Bois, à l’est de Paris, par les terroristes, selon deux sources, proches l’une de l’enquête, l’autre du dossier.

Ce véhicule a été utilisé par les hommes qui ont attaqué les bars et restaurants des Xe et XIe arrondissements vendredi 13 novembre, pendant qu’un autre commando attaquait le Bataclan et qu’un dernier déclenchait des explosions à Saint-Denis.

Abdelhamid Abaaoud a en outre été vu en train de pénétrer dans le métro à la station Croix-de-Chavaux, à Montreuil-sous-Bois, près du lieu où la Seat a été retrouvée, le vendredi soir, peu après les attaques.

Le rôle de la jeune femme tuée mercredi, Hasna Aït Boulahcen, semble lui de plus en plus circonscrit. Elle aurait pu être appelée en dernier ressort par Abdelhamid Abaaoud, mardi, pour lui trouver une “planque”. Le commando était prêt à passer à l’acte, selon le procureur de Paris, François Molins.

Le troisième homme tué lors de l’intervention policière n’était toujours pas identifié dimanche, a-t-on précisé de source judiciaire.

Sophie Louet

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below