November 19, 2015 / 10:31 AM / 3 years ago

Création d'un centre de prise en charge pour jeunes radicalisés

PARIS (Reuters) - Manuel Valls a annoncé jeudi à l’Assemblée nationale la création, d’ici à la fin de l’année, d’une “structure” de prise en charge des jeunes Français radicalisés, qui y seraient admis sur décision judiciaire.

Manuel Valls a annoncé jeudi à l'Assemblée nationale la création, d'ici à la fin de l'année, d'une "structure" de prise en charge des jeunes Français radicalisés, qui y seraient admis sur décision judiciaire. Cette structure, a-t-il dit, ne pourra pas concerner les personnes de retour de zones de djihad comme la Syrie ou l'Irak. /Photo prise le 15 novembre 2015/REUTERS/Philippe Wojazer

Le Premier ministre avait annoncé en avril la création de cette structure, qui ne pourra pas, a-t-il dit, concerner les personnes de retour de zones de djihad comme la Syrie ou l’Irak.

“Une première structure pour jeunes radicalisés va ainsi être créée, les financements sont prêts, le cadre juridique et le projet pédagogique en voie de finalisation, le site sera choisi d’ici la fin de l’année”, a-t-il déclaré dans un discours devant l’Assemblée nationale.

Les députés ont examiné jeudi le projet de loi sur la prolongation de trois mois de l’état d’urgence, proclamé après les attentats de vendredi soir à Paris et Saint-Denis.

“Les premiers admis pourront être des repentis que nous mettrons à l’épreuve afin de mesurer leur volonté de réinsertion dans la durée”, a expliqué Manuel Valls.

“La création d’un tel centre - ne correspondant pas forcément à notre culture en tout cas jusqu’ici - s’appuyant sur un suivi individualisé et pluridisciplinaire est indispensable.”

“Les individus qui y sont admis doivent l’être à la suite d’une décision judiciaire et ne peuvent en aucun cas être des djihadistes de retour de Syrie ou d’Irak. Leur place est en prison. Un centre de déradicalisation ne peut pas être une alternative à l’enfermement carcéral.”

Le Premier ministre a évoqué le chiffre de 966 personnes signalées comme étant allés en Syrie ou en Irak. “Si 142 d’entre eux y sont morts, 588 y sont toujours et 247 en sont repartis”, a-t-il précisé.

Marine Pennetier et Elizabeth Pineau, édité par Yves Clarisse

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