November 3, 2015 / 8:50 AM / 3 years ago

Air Cocaïne: Sarkozy s'interroge sur l'attitude de la justice

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy dit s’interroger sur l’attitude de la justice française à son égard, dans un entretien au quotidien Le Parisien daté de mardi après des révélations sur des investigations dont il aurait fait l’objet dans le cadre de l’affaire “Air Cocaïne”.

Nicolas Sarkozy dit s'interroger sur l'attitude de la justice française à son égard, après des révélations sur des investigations dont il aurait fait l'objet dans le cadre de l'affaire "Air Cocaïne". L'avocat de l'ex-chef de l'Etat a fait savoir lundi qu'il écrirait au procureur de Marseille pour lui demander des explications sur des informations selon lesquelles la juge d'instruction chargée du dossier aurait fait contrôler des factures téléphoniques de l'ex-président et la géolocalisation de ses portables. /Photo d'archives/REUTERS/Philippe Wojazer

Selon le Journal du Dimanche, la juge d’instruction chargée de ce dossier de trafic de drogue présumé entre la République dominicaine et la France a fait contrôler des factures téléphoniques de l’ex-président et la géolocalisation de ses portables.

L’avocat de l’ex-chef de l’Etat a fait savoir lundi qu’il écrirait au procureur de Marseille pour lui demander des explications à ce sujet.

“Je veux savoir au nom de quoi un magistrat a pu prendre de telles mesures, pour la seule raison que j’ai voyagé avec la même compagnie d’avions. Je veux savoir si un autre client de la compagnie aérienne a été géolocalisé et écouté : y en a-t-il d’autres ou est-ce un traitement qui m’a été réservé ? “, déclare Nicolas Sarkozy dans Le Parisien.

“Qu’imagine-t-on ? Que j’étais à Punta Cana sur 700 kg de cocaïne ? “, s’interroge-t-il.

“Soit les règles ont été respectées, soit elles sont été violées et on doit savoir qui ne les a pas respectées et pourquoi”, conclut le président du parti Les Républicains.

Selon le JDD, Nicolas Sarkozy a utilisé le Falcon à bord duquel 700 kilos de cocaïne ont été saisis le 19 mars 2013 sur l’aéroport de Punta Cana et l’aurait réservé pour un vol Paris-Bordeaux qui devait avoir lieu deux jours après.

Son avocat, Thierry Herzog, a assuré que ce n’était pas le même avion mais a confirmé que c’était la même compagnie de location.

Deux pilotes français condamnés en première instance en République dominicaine dans cette affaire ont fui ce pays avant leur procès en appel et ont été placés en détention provisoire en France lundi.

Bruno Odos, l’un des deux pilotes, est arrivé mardi matin peu avant 09h00 (08h00 GMT) au palais de justice de Marseille où il doit être entendu par la juge.

Chine Labbé, avec Jean-François Rosonoblet à Marseille

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