September 24, 2015 / 3:06 PM / in 3 years

Le pape plaide la cause des immigrants au Congrès américain

WASHINGTON (Reuters) - François, premier pape à s’exprimer devant le Congrès américain, a plaidé jeudi en faveur de l’abolition de la peine de mort, toujours appliquée dans nombre d’Etats des Etats-Unis, et a mis en garde contre tout esprit d’hostilité envers l’immigration, rappelant qu’il était lui-même le fils d’immigrants italiens.

Le pape au balcon du Congrès américain. François, premier pape à s'exprimer devant le Congrès américain, a plaidé jeudi en faveur de l'abolition de la peine de mort, toujours appliquée dans nombre d'Etats des Etats-Unis, et a mis en garde contre tout esprit d'hostilité envers l'immigration, rappelant qu'il était lui-même le fils d'immigrants italiens. /Photo prise le 24 septembre 2015/REUTERS/Doug Mills/Pool

Dans ce discours historique, le pape a mis en exergue la “responsabilité de protéger et de défendre la vie humaine à chaque étape de son développement”.

“Cette conviction m’a conduit, depuis le début de mon ministère, à défendre, à différents niveaux, la cause de l’abolition totale de la peine de mort. Je suis convaincu que ce chemin est le meilleur, puisque chaque vie est sacrée”, a déclaré le pape argentin estimant que les Etats-Unis ne devaient pas tourner le dos à “l’étranger parmi nous”.

“Bâtir une nation nécessite de reconnaître que nous devons avoir constamment affaire à autrui, que nous devons rejeter tout esprit d’hostilité(...)”, envers l’immigration, a dit le souverain pontife, âgé de 78 ans, qui a été reçu mercredi par Barack Obama à la Maison blanche et effectue le premier voyage aux Etats-Unis de son pontificat.

Dans son intervention en anglais, le Saint-Père a abordé une série de questions chères à la gauche américaine, sans oublier d’insister sur les valeurs traditionnelles de l’Eglise catholique - mariage, famille, hostilité à l’avortement.

Cette défense et cette préservation de la vie humaine lui ont également permis d’évoquer en filigrane l’avortement et l’euthanasie.

L’hostilité envers l’immigration clandestine est un thème largement exploité par certains prétendants à l’investiture républicaine pour la présidentielle de novembre 2016. Donald Trump, qui fait pour le moment la course en tête au sein du Grand Old Party, promet que s’il est élu, il expulsera des Etats-Unis les 11 millions d’immigrants sans papiers. Il accuse en outre le Mexique d’envoyer des violeurs et autres criminels aux Etats-Unis.

Devant une chambre des représentants pleine à craquer, le chef de l’Eglise catholique a conseillé aux Etats-Unis de ne pas se laisser décourager par le nombre des immigrants qui veulent en faire leur pays d’adoption.

“Nous ne devons pas être décontenancés par le nombre, mais voir plutôt en eux des personnes, regarder leurs visages et écouter leur histoire, chercher à répondre du mieux que nous pouvons à leur situation. Répondre d’une façon qui soit toujours humaine, juste et fraternelle”, a-t-il dit.

Ses déclarations sur l’immigration ont été saluées à de nombreuses reprises par des applaudissements, surtout dans les rangs démocrates, mais aussi chez les républicains.

Plusieurs des prétendants à l’investiture républicaine se trouvaient parmi l’assistance, dont Ben Carson, le sénateur Marco Rubio et le gouverneur du New Jersey Chris Christie.

Eric Faye pour le service français

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