September 21, 2015 / 2:47 PM / 3 years ago

L'armée demande aux putschistes de déposer les armes au Burkina

A Ouagadougou, mobylettes appartenant à des manifestants hostiles au coup d'Etat et incendiées, selon des témoins, par des membres de la garde présidentielle. L'armée du Burkina Faso a annoncé lundi que des unités loyales au gouvernement de transition convergeaient vers Ouagadougou à la suite du coup d'Etat de la semaine dernière et elle a appelé les putschistes de la garde présidentielle à déposer les armes. /Photo prise le 20 septembre 2015/REUTERS/Joe Penney

OUAGADOUGOU (Reuters) - L’armée du Burkina Faso a annoncé lundi que des unités loyales au gouvernement de transition convergeaient vers Ouagadougou à la suite du coup d’Etat de la semaine dernière et elle a appelé les putschistes de la garde présidentielle à déposer les armes.

Dans un communiqué signé par plusieurs chefs de l’armée, les militaires disent vouloir désarmer “sans effusion de sang” les soldats du Régiment de sécurité présidentielle, l’unité d’élite du président déchu Blaise Compaoré.

“Nous leur demandons de déposer immédiatement les armes et de se rendre au camp Gal Sangoulé Lamizana”, une caserne de la capitale Ouagadougou, lit-on dans le communiqué qui promet aux putschistes que leur sécurité et celle de leurs familles seront assurées.

Les médiateurs régionaux ont annoncé dimanche soir qu’un projet d’accord avait été rédigé pour mettre fin à la crise politique ouverte par le coup d’Etat du 17 septembre.

Mais cet accord, qui prévoyait notamment une amnistie pour les putschistes et la possibilité pour les anciens partisans de Blaise Compaoré de se présenter aux prochaines élections, a été aussitôt rejeté par la société civile et l’opposition.

Des manifestants hostiles au général Gilbert Diendéré, le chef des putschistes, et à l’accord élaboré par le président sénégalais Macky Sall ont érigé des barricades et brûlé des pneus dans plusieurs quartiers de Ouagadougou, lundi.

Des manifestations ont également eu lieu dans d’autres villes du pays, faisant craindre une flambée du conflit.

“Il y a un risque de guerre civile désormais. Si (Diendéré) reste au pouvoir, la population va se soulever”, estime Rinaldo Depagne, directeur pour l’Afrique de l’Ouest de l’organisation International Crisis Group.

Mathieu Bonkoungou; Tangi Salaün pour le service français, édité par Jean-Stéphane Brosse

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