September 3, 2015 / 10:10 AM / 3 years ago

Il y a urgence, dit Valls après la mort d'un petit Syrien

PARIS (Reuters) - Le Premier ministre, Manuel Valls, a jugé urgente, jeudi, une mobilisation européenne après la diffusion de photos d’un enfant syrien retrouvé mort sur une plage turque, qui ont suscité l’émotion et l’indignation dans le monde entier.

L'image montrant le corps d'un petit garçon échoué sur une plage de Turquie a fait le tour des réseaux sociaux, mercredi, après un double naufrage qui a coûté la vie à douze réfugiés syriens. Selon les médias turcs, il s'agit d'Aylan Kurdi, un garçon de trois ans dont le frère aîné a également trouvé la mort dans le naufrage et qui venait de Kobani, théâtre de violents combats entre djihadistes de l'Etat islamique et miliciens kurdes. /Photo prise le 2 septembre 2015/REUTERS/Nilufer Demir/DHA

“Il avait un nom : Aylan Kurdi. Urgence d’agir. Urgence d’une mobilisation européenne”, écrit-il sur son compte Twitter.

De nombreux journaux du monde entier ont publié et commenté ces photos glaçantes à l’exception de la quasi-totalité de la presse française, seul Le Monde, qui paraît en début d’après-midi, l’ayant reprise en “une”.

“Réfugiés : l’Europe sous le choc après un nouveau drame”, titre le quotidien qui invite dans un éditorial à “ouvrir les yeux”.

Ces clichés sont devenus en quelques heures le symbole du drame des migrants, notamment des réfugiés syriens qui fuient la guerre et affluent par milliers sur les côtes grecques et turques.

“Si ces images extraordinairement fortes d’un enfant syrien rejeté sur une plage ne modifient par l’attitude de l’Europe vis-à-vis des réfugiés, qu’est-ce qui le fera ?”, interroge ainsi le quotidien britannique The Independent.

Sur l’un des clichés, l’enfant vêtu d’un t-shirt rouge et d’un short bleu gît le visage contre le sable de la plage de Bodrum, en Turquie. Selon les médias turcs, il s’agit d’Aylan Kurdi, un garçon de trois ans dont le frère aîné et la mère ont également trouvé la mort dans le naufrage qui a fait douze morts.

La famille venait de Kobani, ville syrienne qui a été dans l’été le théâtre de violents combats entre djihadistes de l’Etat islamique et miliciens kurdes.

“Je suis tout simplement bouleversé comme le monde entier et la seule chose que l’on peut espérer c’est que cette image serve d’avertissement, de leçon”, a déclaré le philosophe Bernard-Henri Lévy sur BFM-TV.

Le ministre français de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a estimé mercredi que la “responsabilité de l’UE et de ses États membres” était engagée et qu’ils devaient s’accorder sur une politique de l’asile.

La France “n’a pas failli” dans la gestion de l’arrivée massive de migrants, mais “le temps nous est compté” pour faire face à ce défi au niveau européen, écrit-il dans une tribune publiée par le journal Libération.

Il avait auparavant appelé à une réunion exceptionnelle des ministres de l’Intérieur européens le 14 septembre.

Gérard Bon, édité par Grégory Blachier

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