August 20, 2015 / 3:36 PM / 3 years ago

Le commissaire européen au Climat veut un accord ambitieux

BRUXELLES (Reuters) - L’Union européenne soutiendra un accord sur le réchauffement climatique à la condition que le texte soit légalement contraignant et imposent des vérifications régulières pour s’assurer que les paroles sont transformées en actes, a dit le commissaire européen au Climat et à l’Energie.

Erosion du littoral girondin à Montalivet. L'Union européenne soutiendra un accord sur le réchauffement climatique à la condition que le texte soit légalement contraignant et imposent des vérifications régulières pour s'assurer que les paroles sont transformées en actes, a dit le commissaire européen au Climat et à l'Energie. /Photo prise le 19 février 2015/REUTERS/Régis Duvignau

Miguel Arias Canete a appelé les gouvernements des Etats membres du G20 à soumettre sans délai aux Nations unies leurs propositions de réduction des émissions de gaz à effet de serre dans la perspective de la conférence mondiale sur le climat (COP21) à Paris en décembre.

Certains pays comme l’Arabie saoudite ou l’Inde n’ont pas encore présenté leurs propositions et les négociations sur le texte commun, long de 80 pages, ont pris du retard.

Le commissaire européen a également souhaité que les travaux techniques voient leur rythme accéléré pour être en phase avec une volonté politique de lutter contre le réchauffement climatique.

Ces travaux préparatoires avancent avec lenteur alors que la conférence qui doit s’ouvrir le 30 novembre.

Miguel Arias Canete a précisé que les Européens ne pourront pas soutenir un texte qui se résumerait à un accord commun minimal. “Cela doit être un accord ambitieux. J’ai défini nos priorités et nous allons nous battre pour elles”, a-t-il dit devant la presse à Bruxelles. “Cela sera une négociation extrêmement difficile mais d’après ce que j’ai vu il y a une volonté politique”, a-t-il ajouté.

Le commissaire estime que les engagements pris devront avoir une valeur légale, avec des règles claires de mise en oeuvre et des contrôles tous les cinq ans.

Il demande que les émissions au niveau mondial soient réduites de 60% à l’horizon 2050 pour parvenir à leur suppression complète d’ici 2100.

Si les Européens et des pays émergents souhaitent un texte international contraignant, d’autres Etats comme les Etats-Unis veulent que les mesures relèvent uniquement d’une politique nationale.

Barbara Lewis; Pierre Sérisier pour le service français

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