July 31, 2015 / 3:22 PM / 3 years ago

Le débris d'avion de La Réunion samedi en France métropolitaine

SAINT-DENIS-DE-LA-REUNION (Reuters) - Le débris d’avion retrouvé à La Réunion, qui appartient très vraisemblablement à un Boeing 777 similaire à celui de la Malaysia Airlines disparu dans l’océan Indien en mars 2014, est attendu samedi en France métropolitaine pour y être examiné par les experts du ministère de la Défense.

Gendarmes et policiers enquêtent sur un morceau d'aile retrouvé mercredi sur les rivages de Saint-André, à La Réunion. Ce débris, qui appartient très vraisemblablement à un Boeing 777 similaire à celui de la Malaysia Airlines qui a disparu dans l'océan Indien en mars 2014, est attendu samedi en France métropolitaine pour y être examiné par les experts du ministère de la Défense. /Photo prise le 29 juillet 2015/REUTERS/Zinfos974/Prisca Bigot

L’appareil d’Air France (vol AF671) transportant les pièces a décollé aux alentours de 21h15 (19h15, heure française) de l’aéroport de Saint-Denis de la Réunion à destination de Paris-Orly, où il est attendu samedi vers 06h20, heure locale.

Le “flaperon”, un bout d’aile, sera transféré samedi matin d’Orly au centre Techniques aéronautiques de la Direction générale de l’armement du ministère de la Défense de Balma, près de Toulouse, a précisé dans un communiqué le procureur de la République de Paris. Son analyse débutera mercredi.

Des morceaux d’une valise découverts à proximité du débris d’avion sont également acheminés et feront l’objet d’une expertise à l’Institut de recherche criminelle de la Gendarmerie nationale (IRCGN) à Pontoise (Val-d’Oise), pour des analyses ADN.

Le parquet a ajouté qu’un juge d’instruction français recevrait lundi les enquêteurs de la section de recherche de la gendarmerie des transports aériens (SRGTA), qui a été saisie des investigations, et du BEA (Bureau d’enquêtes et d’analyses) ainsi que des représentants de la commission d’enquête aéronautique et des autorités judiciaires malaisiennes.

Les enquêteurs français, malaisiens et australiens - l’avion de la Malaysia Airlines aurait disparu avec 239 personnes à bord dans une région proche de l’Australie - ont acquis la quasi certitude que le flaperon appartenait bien à un Boeing 777.

L’ATSB (Australian Transport Safety Bureau, le bureau d’enquêtes australien) a déclaré vendredi “avoir un haut niveau de confiance qu’il provienne d’un Boeing 777”.

“Nous continuons à travailler avec nos collègues français et dans 24 à 48 heures nous serons en mesure de le confirmer”, a déclaré un de ses responsables.

FAIRE PARLER L’AILE

Les images du débris montrent que la pièce porte distinctement l’inscription 657 BB, qui correspond dans un manuel d’entretien du Boeing 777 au flaperon.

Le parquet a précisé que l’expertise du débris d’avion, confiée à la DGTA TA de Balma et à un expert judiciaire en aéronautique, commencerait le 5 août en présence d’un magistrat instructeur, de la SRGTA, ainsi que de représentants du BEA et de l’autorité d’enquête aéronautique malaisienne et des autorités judiciaires de Kuala Lumpur.

Le parquet a ouvert une enquête préliminaire en mars 2014 après la disparition du vol MH 370, à bord duquel se trouvaient quatre ressortissants français, puis a engagé en mai 2014 une information judiciaire du chef d’homicides involontaires.

Cette enquête a par la suite été élargie à la demande des parties civiles aux chefs de “détournement d’aéronef aggravé

par la mort d’une ou plusieurs personnes et détournement d’aéronef ayant entraîné la mort d’une ou plusieurs personnes en relation avec une entreprise terroriste”.

La DGA TA, où travaillent près de 600 personnes, est une structure dépendant du ministère de la Défense, experte dans les investigations techniques après des accidents d’avions.

Le laboratoire toulousain devra d’abord vérifier le numéro de série figurant sur la pièce retrouvée à La Réunion. Les experts aéronautiques étudieront ensuite les déformations de ce morceau d’aile, pour tenter de connaître les causes du crash : déformation en vol après une explosion ou déformation au contact de l’océan au moment du choc.

Principal centre européen d’essais au sol d’aéronefs civils et militaires, le centre a été créé en 1949.

La DGA TA a notamment participé à l’analyse des quelque 650 débris du vol d’Air France assurant la liaison Rio-Paris AF 447 retrouvés après l’accident qui avait fait 228 morts en 2009.

John Mkhize et Joe Brock, avec Julie Rimbert à Toulouse, édité par Sophie Louet

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below