July 8, 2015 / 8:55 PM / in 3 years

Paris veut un plan précis d'Athènes pour convaincre l'Europe

PARIS (Reuters) - La Grèce doit présenter un plan de réformes et d’économies le plus précis possible afin de redonner confiance aux membres de la zone euro qui doivent se prononcer sur sa demande d’aide financière ce week-end, a déclaré mercredi François Hollande.

Le Premier ministre français, Manuel Valls, a promis devant l'Assemblée nationale de "tout faire" pour que la Grèce ne sorte pas de la zone euro, prenant ainsi le parti d'Athènes face à l'intransigeance prêtée à une majorité de pays de la zone euro, Allemagne en tête. /Photo prise le 8 juillet 2015/REUTERS/Jacky Naegelen

“La France, elle fera en sorte que la Grèce puisse être encouragée à produire les éléments les plus précis possible pour donner la confiance, la confiance qui est indispensable pour qu’ensuite l’Eurogroupe (les ministres des Finances des 19 pays de l’euro-NDLR) puisse faire connaître sa position”, a dit le président français après un entretien avec le Premier ministre slovène, Miroslav Cerar.

La Grèce a promis de présenter jeudi au plus tard des propositions de réforme de son économie mais de nombreux pays de la zone euro doutent que ses propositions soient suffisamment étayées, précises et crédibles pour convaincre le bloc monétaire de lui accorder son aide.

“Nous faisons en sorte de convaincre que la Grèce doit rester dans la zone euro, et ce sont les Grecs qui ont aujourd’hui les éléments pour y répondre”, a ajouté le chef de l’Etat français.

Le Premier ministre, Manuel Valls, a promis devant l’Assemblée nationale de “tout faire” pour que la Grèce ne sorte pas de la zone euro, prenant ainsi le parti d’Athènes face à l’intransigeance prêtée à une majorité de pays de la zone euro, Allemagne en tête.

Une majorité de dirigeants européens, excédés par l’attitude du gouvernement d’Alexis Tsipras et la plupart du temps suivis

par leur opinion, envisagent sans tabou un “Grexit” si la Grèce ne propose pas le programme de réformes qu’ils attendent d’elle.

Mais pour le Premier ministre français, un tel dénouement serait un “aveu d’impuissance” lourd de conséquences politiques,

économiques et géostratégiques pour toute l’Europe, pouvant aller jusqu’à la dislocation de l’Union européenne.

“Nous voulons que la Grèce reste dans la zone euro et la France fera tout pour ça”, a-t-il dit.

En votant massivement dimanche contre le plan “aide contre réformes” proposé par les créanciers de leur pays au bord de la

faillite, les Grecs n’ont voulu ni couper les ponts avec l’Europe ni dire non à l’euro, a assuré Manuel Valls.

“Sachons donc entendre les messages d’un peuple qui a subi une austérité sans précédent”, a-t-il plaidé.

Face à des députés français eux-mêmes divisés sur l’attitude à adopter, Manuel Valls a joué sur la corde sensible en

invoquant les liens historiques et culturels “irremplaçables” entre la France et la Grèce, “une passion française”.

Mais il a surtout dressé un tableau apocalyptique des conséquences d’un “Grexit” : effondrement des revenus, explosion

des prix, troubles sociaux, politiques et à l’ordre public. “Est-ce cette image que nous voulons donner de l’Europe aux

yeux du monde ?” a lancé le Premier ministre français.

Une réunion des ministres des Finances de la zone euro est prévue samedi à Bruxelles. Un sommet des chefs d’Etat et de gouvernement des Vingt-Huit doit lui succéder dimanche.

Julien Ponthus et Emile Picy, édité par Chine Labbé et Gilles Trequesser

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below