November 19, 2014 / 8:14 PM / 4 years ago

Fin de garde à vue pour deux anciens dirigeants de l'OM

MARSEILLE (Reuters) - Plusieurs personnes placées en garde à vue mardi dans le cadre d’une affaire financière touchant l’Olympique de Marseille ont été remises en liberté mercredi, parmi lesquelles Pape Diouf et Jean-Claude Dassier, a-t-on appris de source proche de l’enquête.

Plusieurs personnes placées en garde à vue dans le cadre d'une affaire financière touchant l'Olympique de Marseille ont été remises en liberté mercredi,. Parmi elles figurent les anciens présidents de l'OM Pape Diouf (à droite) et Jean-Claude Dassier (à gauche). L'actuel président, Vincent Labrune (au centre), restait pour sa part en garde à vue. /Photos d'archives/REUTERS/Jean-Paul Pélissier

L’actuel président du club de football, Vincent Labrune, était pour sa part toujours en garde à vue mercredi soir après une quarantaine d’heures d’audition.

Outre les anciens présidents de l’OM Pape Diouf et Jean-Claude Dassier, Julien Fournier, actuel directeur général de l’OGC Nice après avoir occupé ce poste à l’OM pendant près de dix ans, est lui aussi au nombre des personnes gardées à vue qui sont ressorties, a-t-on précisé de même source.

Au total, une quinzaine de personnes gravitant autour du club marseillais ont été placées en garde à vue à la demande du juge Christophe Perruaux chargé de l’information judiciaire ouverte en mai 2011 pour “blanchiment, abus de biens sociaux, association de malfaiteurs, extorsion de fonds en bande organisée et recel”.

Les enquêteurs s’intéressent à une série de transferts ces dernières années, dont celui de l’attaquant André-Pierre Gignac, qui auraient donné lieu au versement de commissions occultes, a-t-on précisé de même source. Les transferts de Souleymane Diawara, de Bordeaux à l’OM en 2009, et de Samir Nasri, de l’OM vers Arsenal en 2008, sont également dans le collimateur des enquêteurs.

Une série de perquisitions avaient été effectuées en janvier 2013 au centre d’entraînement de l’OM et de nombreux documents relatifs aux transferts du club saisis, dont celui de l’international français André-Pierre Gignac.

Le transfert de l’attaquant en août 2010 de Toulouse à Marseille, pour une somme évaluée à 20 millions d’euros, a été négocié sous l’autorité de Jean-Claude Dassier et validé par Vincent Labrune, qui était alors président du conseil de surveillance.

La justice cherche à vérifier de possibles versements de rétrocommissions à des personnes proches du grand banditisme.

De source proche du dossier, on indique que les enquêteurs pourraient prochainement étendre leurs auditions à de nouveaux protagonistes des transferts à l’OM, comme des intermédiaires et des agents de joueurs.

L’enquête est menée par la sous-direction de la lutte contre le crime organisé et la délinquance financière (SDCOF) et la police judiciaire de Marseille, notamment.

Cette opération est un coup dur pour l’OM qui, sous l’impulsion notamment d’André-Pierre Gignac, est en tête du championnat de Ligue 1 après treize journées.

Jean-François Rosnoblet, édité par Gérard Bon et Henri-Pierre André

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