October 2, 2014 / 12:23 PM / 4 years ago

Une anesthésiste d'Orthez mise en examen et incarcérée

BORDEAUX (Reuters) - Une anesthésiste de la maternité d’Orthez (Pyrénées-Atlantiques) impliquée dans le décès d’une jeune femme à la suite d’un accouchement difficile a été mise en examen jeudi pour homicide involontaire, apprend-on de source judiciaire.

Une anesthésiste de la maternité d'Orthez (Pyrénées-Atlantiques) impliquée dans le décès d'une jeune femme à la suite d'un accouchement difficile a été mise en examen jeudi pour homicide involontaire. /Photo d'archives/REUTERS/Valentin Flauraud

La victime, âgée de 28 ans, avait été transférée dans un état grave à l’hôpital de Pau à la suite d’un accident d’anesthésie lors de son accouchement par césarienne dans la nuit de vendredi à samedi derniers. Elle est décédée mardi soir. Le nouveau-né est en bonne santé.

A la suite d’une plainte du père, le parquet de Pau a ouvert une enquête qui a conduit mercredi au placement en garde à vue de l’anesthésiste, une praticienne de 45 ans d’origine belge qui avait été recrutée l’été dernier et a reconnu souffrir d’”alcoolémie chronique”, a expliqué à Reuters le procureur Jean-Christophe Muller.

Elle a été présentée jeudi au juge de la liberté et de la détention et placée en détention provisoire. Le chef d’homicide volontaire est aggravé de celui de “violation manifestement délibérée d’une obligation de prudence et de sécurité”, qui peut valoir jusqu’à cinq ans d’emprisonnement.

L’Agence régionale de santé (ARS) d’Aquitaine avait annoncé lundi la fermeture temporaire de la maternité, déjà en sursis faute de gynécologues-obstétriciens suffisants. Quelque 800 personnes ont manifesté samedi dernier pour réclamer son maintien.

L’avenir de l’établissement paraît aujourd’hui compromis.

“C’est une maternité pour laquelle des réflexions étaient engagées. Donc l’avenir de cette maternité dépendra des analyses qui pourront être faites et réalisées à partir de cet accident”, a déclaré jeudi la ministre de la Santé, Marisol Touraine.

Le directeur de l’ARS Aquitaine, Michel Laforcade, a dit sur France Bleu Béarn son souhait de voir le service définitivement fermé.

Claude Canellas, avec Elizabeth Pineau à Paris, édité par Sophie Louet et Gilles Trequesser

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