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Les pays du G20 veulent favoriser un accès équitable au vaccin COVID-19

DUBAI (Reuters) - Assurer une distribution abordable et équitable du futur vaccin COVID-19 dans le monde entier figure au nombre des principaux engagements du sommet du G20, dont le communiqué final publié dimanche évoque aussi la dette des pays les plus pauvres et la lutte contre le réchauffement climatique.

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Pandémie oblige, les dirigeants des 20 plus grandes économies de la planète ont participé de façon virtuelle à ce sommet de deux jours organisé sous la houlette de l’Arabie saoudite, à laquelle l’Italie succédera l’an prochain.

“La pandémie de COVID-19 et ses effets inédits en termes de pertes de vies humaines et de répercussions sur les moyens de subsistance et les économies constituent un choc sans précédent qui a mis en évidence les lacunes de notre état de préparation et de notre réponse et souligné les problèmes communs à tous nos pays”, peut-on lire dans le communiqué final, approuvé à l’unanimité selon la présidence saoudienne.

“Nous continuerons de déployer tous les efforts possibles pour protéger les vies humaines, apporter une aide en particulier aux plus vulnérables et remettre nos économies sur la trajectoire de la croissance, ainsi que de la protection et de la création d’emplois pour tous”.

Concernant les vaccins, les tests et les traitements en cours d’élaboration, les dirigeants écrivent : “Nous ne ménagerons pas nos efforts pour en assurer l’accès universel équitable, à un coût abordable”. Ils prennent “acte du fait qu’une large vaccination est un bien public mondial”.

Devant la presse après le sommet, la chancelière allemande Angela Merkel a exhorté COVAX, une initiative mise en place pour fournir des vaccins COVID-19 aux pays les plus pauvres, à entamer immédiatement des discussions avec les producteurs pour sécuriser les doses nécessaires.

L’économie mondiale a connu une forte contraction cette année, les mesures visant à freiner la propagation du virus ayant affecté les transports et les échanges sur toute la planète. Les dirigeants du G20 constatent que l’activité a partiellement redémarré, mais que cette reprise est inégale et très incertaine.

RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE

Le G20 se penche en outre sur le problème particulier de l’endettement et lance un appel aux créanciers privés, invités à adhérer au moratoire qui a permis à 46 pays de bénéficier de reports de paiements, à l’échéance 2022-2024, à hauteur de 5,7 milliards de dollars.

Dans une vidéo, le président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador a appelé dimanche les pays riches du G20 à améliorer les conditions de la dette extérieure des pays pauvres et à “garantir que les pays à revenu intermédiaire puissent accéder au crédit à des taux d’intérêt équivalents à ceux pratiqués dans les pays développés”.

L’allégement de la dette de l’Afrique sera l’un des principaux thèmes de la présidence italienne en 2021.

Le G20 souligne l’importance des institutions multilatérales, invitant notamment le Fonds monétaire international (FMI) à “continuer d’étudier des outils supplémentaires susceptibles de répondre aux besoins de ses membres à mesure que la crise évolue, en s’appuyant sur les enseignements pertinents tirés des précédentes crises.”

Le G20 insiste aussi sur l’urgence de lutter contre le changement climatique, un thème que l’administration américaine de Donald Trump avait laissé de côté. La perspective de l’arrivée à la Maison blanche de Joe Biden, partisan du multilatéralisme et sensible aux questions environnementales, change la donne.

“Prévenir la dégradation de l’environnement, conserver la biodiversité, l’utiliser de manière durable et la restaurer, préserver nos océans, promouvoir un air propre et une eau propre, apporter une réponse aux catastrophes naturelles et aux événements climatiques extrêmes, et faire face aux changements climatiques, sont autant de défis urgents à relever”, dit le communiqué final.

Au lendemain du discours d’Emmanuel Macron devant ses pairs, la présidence française a salué “un communiqué très important notamment du fait des avancées sur le climat obtenues grâce à un front uni européen.”

Davide Barbuscia, Marwa Rashad et Maha El Dahan à Dubaï; Raya Jalabi à Beyrouth; Andrea Shalal à Washington, version française Elizabeth Pineau

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