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Le G20 va s'engager à financer une distribution équitable du vaccin anti-COVID-19

WASHINGTON (Reuters) - Les dirigeants du G20 s’engageront dimanche à financer une distribution équitable des vaccins, des médicaments et des tests afin que les pays les plus pauvres ne soient pas lésés dans la lutte contre le COVID-19, selon un projet de communiqué.

Les dirigeants du G20 s'engageront dimanche à financer une distribution équitable des vaccins, des médicaments et des tests afin que les pays les plus pauvres ne soient pas lésés dans la lutte contre le COVID-19, selon un projet de communiqué. /Photo prise le 21 novembre 2020/REUTERS/BPA/Guido Bergmann

“Nous n’épargnerons aucun effort pour assurer leur accès abordable et équitable à tous”, écrivent les dirigeants des 20 premières économies du monde dans le projet de déclaration consulté par Reuters.

Le G20 dit considérer la vaccination comme un “bien public mondial.”

L’Union européenne demande 4,5 milliards de dollars au G20 d’ici la fin de l’année pour financer les outils de lutte contre le COVID-19 dans les pays les plus pauvres.

Le projet de déclaration en appelle également aux créanciers privés, invités à adhérer au moratoire sur le service de la dette que le G20 veut prolonger jusqu’à mi-2021 au moins.

Les dirigeants évoquent les défis spécifiques auxquels sont confrontés les pays d’Afrique et les petits États insulaires en développement et reconnaissent que même certains pays à revenu intermédiaire peuvent avoir besoin d’un allégement de la dette en raison de la pandémie.

Soucieux d’être mieux armés à l’avenir, ils s’engagent à “faire progresser la préparation, la prévention, la détection et la riposte à une pandémie mondiale” ainsi qu’à continuer de partager entre eux données et informations sur le sujet.

Alors que le démocrate Joe Biden, partisan du multilatéralisme, se prépare à remplacer Donald Trump à la tête des États-Unis dans deux mois, la déclaration du G20 se montre offensive en matière de commerce international, de changement climatique et sur le rôle de l’Organisation mondiale de la santé.

TAXER LES GÉANTS DU NET

Durant ses quatre années à la Maison Blanche, Donald Trump a réduit son soutien à des institutions comme l’Organisation mondiale du commerce et il a menacé de quitter l’Organisation mondiale de la santé. Son administration avait également bloqué toute référence au changement climatique dans les derniers communiqués du G20.

“Soutenir le système commercial multilatéral est désormais plus important que jamais. Nous nous efforçons de réaliser l’objectif d’un environnement commercial et d’investissement libre, juste, inclusif, non discriminatoire, transparent, prévisible et stable, et de maintenir nos marchés ouverts.” peut-on lire dans le projet de déclaration.

Le G20 s’engage par ailleurs à chercher un moyen de taxer les groupes mondiaux comme Google, Amazon, Facebook, Apple et Microsoft afin qu’ils paient leur juste part d’impôts.

Les géants du net ont grandement bénéficié du passage au télétravail imposé par la pandémie, et les pays européens poussent depuis longtemps à les taxer là où ils réalisent leurs bénéfices, plutôt que dans les pays où ils établissent leurs filiales à des fins d’optimisation fiscale. L’initiative avait jusqu’ici été bloquée par l’administration Trump.

L’élection d’un nouveau président américain se traduit aussi par un changement de ton du G20 sur le thème du réchauffement climatique.

“La prévention de la dégradation de l’environnement, la conservation, l’utilisation durable et la restauration de la biodiversité, la préservation de nos océans, la promotion de l’air pur et de l’eau propre, la réponse aux catastrophes naturelles et aux événements météorologiques extrêmes, et la lutte contre le changement climatique figurent parmi les défis les plus urgents de notre temps”, peut-on lire dans le projet de déclaration.

“Alors que nous nous remettons de la pandémie, nous nous engageons à protéger notre planète et à construire un avenir plus respectueux de l’environnement et inclusif pour tous”.

Andrea Shalal, version française Elizabeth Pineau

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