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Haut-Karabakh: Paris analyse le cessez-le feu, soutient l'Arménie

La France analyse les paramètres de l'accord de cessez-le-feu conclu lundi entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan sur le Haut-Karabakh et poursuit ses consultations pour parvenir à un accord durable préservant les intérêts de l'Arménie, a annoncé mardi la présidence de la République. /Photo prise le 10 novembre 2020/REUTERS/Francesco Brembati

PARIS (Reuters) - La France analyse les paramètres de l’accord de cessez-le-feu conclu lundi entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan sur le Haut-Karabakh et poursuit ses consultations pour parvenir à un accord durable préservant les intérêts de l’Arménie, a annoncé mardi la présidence de la République.

Un accord de cessez-le-feu au Haut-Karabakh permettant à l’Azerbaïdjan de conserver ses gains territoriaux dans l’enclave séparatiste a été conclu lundi soir sous l’égide de la Russie et a suscité la colère d’une partie de la population en Arménie, où certains y voient une capitulation en dépit des propos du Premier ministre Nikol Pachinian.

Selon l’Elysée, Paris poursuit activement ses consultations avec la Russie pour parvenir à un accord durable qui préserve et respecte les intérêts de l’Arménie qu’elle continue de soutenir.

“La France demande fermement à la Turquie de mettre fin à ses provocations au sujet du Haut-Karabakh, de faire preuve de retenue et de ne rien faire qui compromette la possibilité qu’un accord durable soit négocié entre les parties et dans le cadre du groupe de Minsk”, a aussi déclaré l’Elysée.

Sur le terrain, la Russie a déployé mardi des troupes de maintien de la paix dans le Haut-Karabakh, dans le cadre d’un accord de cessez-le-feu censé ouvrir la voie, selon le président russe Vladimir Poutine, à une issue politique au conflit entre l’Azerbaïdjan et les séparatistes arméniens.

L’accord signé par l’Arménie, l’Azerbaïdjan et la Russie prévoyait un arrêt complet des hostilités à compter de lundi à 21h00 GMT dans l’enclave ravagée par six semaines d’affrontements qui ont fait des milliers de morts, dont au moins 1.300 dans les rangs des séparatistes.

Elizabeth Pineau, Bertrand Boucey et Nicolas Delame,

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