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Brexit: Les Lords rejettent le texte sur le marché intérieur, revers pour Johnson

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a subi lundi un important revers à la chambre haute du Parlement concernant son projet de loi sur le marché intérieur, qui prévoit de possibles dérogations à l'accord de sortie de l'Union européenne signé avec Bruxelles. /Photo prise le 4 novembre 2020/REUTERS /Jessica Taylor

LONDRES (Reuters) - Le Premier ministre britannique Boris Johnson a subi lundi un important revers à la chambre haute du Parlement concernant son projet de loi sur le marché intérieur, qui prévoit de possibles dérogations à l’accord de sortie de l’Union européenne signé avec Bruxelles.

Le texte, l’Internal Market Bill, contient des clauses que les ministres britanniques considèrent comme nécessaires pour protéger les échanges commerciaux au sein du Royaume-Uni après le Brexit en tenant compte du statut particulier de l’Irlande du Nord. Des membres du gouvernement admettent toutefois que ces clauses contreviendraient au droit international de manière “spécifique et limitée”.

Au cours d’une série de votes, la Chambre des Lords s’est prononcée en faveur du retrait de ces clauses, infligeant un revers au Parti conservateur au pouvoir qui ne dispose pas de la majorité à la chambre haute, tandis que des élus au sein même du parti sont opposés à ces clauses.

“Le gouvernement devrait retrouver ses esprits, accepter le retrait de ces clauses offensantes et commencer à rebâtir notre réputation internationale”, a déclaré la cheffe de file de l’opposition travailliste à la Chambre des Lords, Angela Smith.

Le gouvernement britannique n’entend toutefois pas reculer et a prévenu qu’il réintroduire les clauses litigieuses avant de les soumettre à la Chambre des Communes où le texte a déjà été adopté par 340 voix contre 256.

“Nous avons toujours très clairement indiqué que ces clauses représentent un filet de sécurité destiné à garantir l’intégrité du marché intérieur et les bénéfices du processus nord-irlandais”, a commenté une porte-parole du gouvernement.

Boris Johnson considère ces clauses comme des mesures de protection dans l’hypothèse où les négociations avec l’UE sur les futures relations commerciales entre les deux blocs venaient à échouer.

Nombreux sont ceux qui y voient au contraire une tactique destinée à obtenir des concessions de Bruxelles, qui a engagé début octobre une procédure d’infraction contre Londres en raison du projet de loi.

William James; version française Jean Terzian

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