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Rome dit n'avoir commis aucune faute en laissant entrer dans l'UE le suspect de Nice

Le gouvernement italien n'a commis aucune faute en permettant au migrant tunisien accusé d'avoir tué trois personnes à Nice d'entrer en Europe, a déclaré vendredi la ministre de l'Intérieur, Luciana Lamorgese (en photo). /Photo prise le 12 juin 2020/REUTERS/Remo Casilli

ROME (Reuters) - Le gouvernement italien n’a commis aucune faute en permettant au migrant tunisien accusé d’avoir tué trois personnes à Nice d’entrer en Europe, a déclaré vendredi la ministre de l’Intérieur, Luciana Lamorgese.

Le suspect de l’attentat survenu jeudi à Nice, Brahim Aouissaoui, a débarqué sur l’île italienne de Lampedusa le 20 septembre dernier à bord d’un petit bateau. Il a ensuite été transféré sur le continent le 8 octobre et, comme presque tous les nouveaux arrivants, a été libre de ses déplacements.

La Ligue, le parti d’extrême droite italien, accuse Luciana Lamorgese de ne pas s’opposer à l’entrée dans l’UE des migrants africains, lui faisant porter la responsabilité des meurtres de Nice.

Luciana Lamorgese a confirmé que ni les autorités tunisiennes ni le service de renseignement italien n’avaient signalé Brahim Aouissaoui comme une menace potentielle.

“Nous n’avons aucune responsabilité dans cette affaire”, a-t-elle déclaré à la presse.

Jusqu’à présent, quelque 27.190 migrants ont rejoint l’Italie par la mer cette année, contre 9.533 à la même période en 2019, selon les données officielles. Parmi eux, 11.195 sont venus de Tunisie. De nombreux migrants en provenance de ce pays quittent rapidement l’Italie, souvent à destination de la France qui compte une importante communauté tunisienne.

Crispian Balmer, version française Elena Smirnova, édité par Jean-Michel Bélot

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