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"Je n'aime pas les caricatures de Mahomet, mais je les défends", dit Bruno Le Maire

Le ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire a reconnu vendredi ne pas aimer les caricatures du prophète Mahomet publiées par l'hebdomadaire Charlie Hebdo mais a assuré qu'il les défendait au nom du principe de la liberté d'expression. /Photo prise le 21 octobre 2020/REUTERS/Gonzalo Fuentes

PARIS (Reuters) - Le ministre de l’Economie et des Finances a reconnu vendredi ne pas aimer les caricatures du prophète Mahomet publiées par l’hebdomadaire Charlie Hebdo mais a assuré qu’il les défendait au nom du principe de la liberté d’expression.

La republication des caricatures de Mahomet par Charlie Hebdo début septembre a suscité l’émoi voire la colère dans une partie du monde musulman.

Depuis cette republication, trois attaques d’inspiration islamiste sont survenues sur le territoire français, dont la dernière en date jeudi à Nice où trois personnes ont été tuées lors d’une attaque à l’arme blanche par un ressortissant tunisien de 21 ans.

“Moi je n’aime pas ces caricatures mais je les défends, je défends ceux qui les ont faites, je défends ceux qui les diffusent au nom de quelque chose qui est plus important pour moi que ces caricatures, qui est la liberté. La liberté d’expression et la liberté tout court”, a déclaré Bruno Le Maire sur France Inter.

“Des caricatures, on en a eu sur la religion catholique, sur la religion juive, on en a maintenant sur la religion musulmane (...) ce ne sont pas des choses que j’apprécie particulièrement mais je serai le premier à défendre ceux qui les ont faites et ceux qui les diffusent car derrière c’est notre culture, c’est notre mémoire, c’est notre esprit critique, c’est les capacités à rire d’une chose ou d’une autre, c’est ça qui est en jeu”, a-t-il ajouté.

“Je suis Français, et quand on est Français on défend Charlie Hebdo même si on n’aime pas les caricatures de Charlie Hebdo. C’est exactement mon cas”.

Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, le ministre de l’Economie a indiqué avoir fait un “certain nombre de propositions” au président de la République sur les réseaux de financement.

“On peut faire beaucoup mieux encore pour assécher les réseaux de financement de tous ceux qui soutiennent l’islam politique en France”, a-t-il dit.

“Je ferai en sorte qu’il n’y ait plus un euro qui puisse aller vers ces associations qui soutiennent l’islam politique en France”.

Blandine Hénault, édité par Jean-Michel Bélot

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