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Le Liban engage des consultations sur un nouveau Premier ministre

Le président libanais Michel Aoun (en photo) a engagé jeudi de nouvelles consultations avec les parlementaires pour tenter de s'entendre sur la désignation d'un Premier ministre, près d'un mois après la démission de Moustapha Adib. /Photo prise le 21 octobre 2020/Reuters/Dalati Nohra/

BEYROUTH (Reuters) - Le président libanais Michel Aoun a engagé jeudi de nouvelles consultations avec les parlementaires pour tenter de s’entendre sur la désignation d’un Premier ministre, près d’un mois après la démission de Moustapha Adib.

Le Liban est en attente d’un “gouvernement de mission” à même de s’atteler à des réformes indispensables pour espérer sortir de la crise financière qui le frappe et de s’attaquer à la corruption et l’incurie dramatiquement mises en lumière par l’explosion catastrophique du 4 août dernier sur le port de Beyrouth.

Moustapha Adib, qui avait été désigné le 31 août, a jeté l’éponge le 26 septembre dernier, estimant qu’il lui était impossible de surmonter les rivalités entre partis autour de l’attribution des ministères et de former un gouvernement.

Les consultations lancées jeudi par Michel Aoun, avec une semaine de retard sur un précédent échéancier, pourraient déboucher sur la nomination du sunnite Saad al Hariri, ancien Premier ministre, mais rien ne garantit qu’il pourra s’accorder ensuite avec les forces politiques libanaises, indiquent des sources informées des tractations en cours.

La France, en pointe dans le dossier libanais, ne cesse d’appeler la classe politique libanaise à “prendre ses responsabilités” pour éviter “le chaos et la paralysie”.

L’échec de l’option Moustapha Adib a été très mal vécu par Emmanuel Macron, qui avait rapporté, lors de son second déplacement à Beyrouth après la catastrophe, que la classe politique libanaise s’était engagée auprès de lui à former un “gouvernement de mission” pour la mi-septembre.

Lors d’une conférence de presse organisée en duplex entre Paris et Beyrouth le lendemain de la démission d’Adib, le président français a dénoncé la “trahison collective” des partis politiques libanais et repoussé les échéances, donnant quatre à six semaines aux responsables libanais pour former un gouvernement de mission, soit un laps de temps compris entre les 25 octobre et 8 novembre environ.

Le déblocage de plusieurs milliards de dollars d’aide internationale indispensable pour sortir le pays de la crise économique et desserrer la pression de sa dette dépend de la capacité des Libanais à se doter un nouveau gouvernement.

Ellen Francis; version française Henri-Pierre André, édité par Jean-Stéphane Brosse

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