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Brexit: Un accord doit être trouvé d'ici début novembre, dit Paris

La Grande-Bretagne et l'Union européenne doivent trouver un accord sur leurs futures relations commerciales d'ici début novembre, a déclaré dimanche le secrétaire d'Etat français chargé des affaires européennes Clément Beaune (en photo), réaffirmant que les Vingt-Sept n'accepteraient pas un compromis au rabais. /Photo prise le 29 juillet 2020/REUTERS/Benoit Tessier

PARIS (Reuters) - La Grande-Bretagne et l’Union européenne doivent trouver un accord sur leurs futures relations commerciales d’ici début novembre, a déclaré dimanche le secrétaire d’Etat français chargé des affaires européennes Clément Beaune, réaffirmant que les Vingt-Sept n’accepteraient pas un compromis au rabais.

“Pour faire simple, il faut avoir un accord dans les prochaines semaines. Cela veut dire vers le début du mois de novembre à peu près”, a déclaré le secrétaire d’Etat sur FranceInfo.

“Il ne faut pas perdre son calme dans les derniers jours de négociations parce que c’est là, parfois, qu’on fait de mauvaises concessions”, a-t-il ajouté.

Dans un entretien accordé au Journal du Dimanche, la ministre de la Mer Annick Girardin a déclaré de son côté que les pêcheurs français préfèreront ne pas avoir d’accord plutôt que d’accepter un mauvais accord sur leurs droits de pêche après le Brexit.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a déclaré samedi au président français Emmanuel Macron que Londres explorerait toutes les pistes possibles pour aboutir à un accord commercial mais que des progrès devaient être accomplis dans les prochains jours pour régler les différends, notamment sur le dossier de la pêche.

Les deux parties ne disposent théoriquement plus de quelques jours pour s’entendre, la date du 15 octobre - jeudi prochain -ayant été fixée pour parvenir à un accord sur la relation future entre l’Union européenne et le Royaume-Uni.

Les deux négociateurs en chef, Michel Barnier pour l’UE et David Frost pour le Royaume-Uni, ont indiqué vendredi avoir progressé en vue d’un accord tout en soulignant qu’il fallait encore combler d’importantes divergences sur les questions liées aux droits de pêche, à la mise en place de règles du jeu équitable en matière de concurrence et à la gouvernance.

Londres et les Européens ont officiellement divorcé le 31 janvier dernier mais sont alors entrés dans une période de transition, le temps de trouver un terrain d’entente sur leurs futures relations, notamment commerciales.

Cette période s’achèvera le 31 décembre. Passée cette date, faute d’accord, ce sera un divorce “sec”, le “saut de la falaise” que redoutent notamment les milieux d’affaires.

Gwénaëlle Barzic et John Irish

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