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Macron dans les Alpes-Maritimes à la rencontre des sinistrés

PARIS (Reuters) - Emmanuel Macron s’est rendu mercredi dans les Alpes-Maritimes pour constater les dégâts provoqués par la tempête Alex, où elle a fait au moins cinq morts ce week-end, et apporter son soutien aux sinistrés.

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S’exprimant devant la presse dans le village de Breil-sur-Roya où il s’est entretenu avec plusieurs élus, le président de la République a rendu hommage aux victimes et aux disparus et aux différents organismes qui ont été mobilisés après le passage de la tempête.

Selon Emmanuel Macron, cinq personnes sont mortes, sept ont disparu, et 13 sont “supposément disparues”.

“J’apporte ici la solidarité de la nation toute entière et notre volonté dans la durée de mobiliser les services de l’Etat (...)”, a déclaré Emmanuel Macron.

“La priorité aujourd’hui, c’est recréer l’accès routier et ferroviaire, c’est partout réacheminer l’eau (...), l’électricité et la téléphonie”, a-t-il ajouté.

Comme l’avait annoncé samedi le Premier ministre Jean Castex, Emmanuel Macron a confirmé la prise d’un arrêté de catastrophe naturelle qui classe 55 communes.

Cet arrêté sera publié jeudi matin au Journal officiel, permettant de “déployer les aides et à l’ensemble des assureurs (...), de déclencher les procédures administratives pour que l’indemnisation des collectivités, des particuliers sur leurs biens propres, des professionnels puissent se faire”.

Le président a également annoncé la création d’un “fonds d’urgence 06” qui sera abondé par l’Etat, le secteur privé, les collectivités locales et l’Union européenne.

EXSANGUES

Cinq jours après le passage meurtrier de la tempête, les autorités locales des zones concernées attendaient un fort soutien de l’Etat.

“Aujourd’hui il n’y a plus un seul village enclavé mais la reconstruction, c’est environ 600 millions d’euros pour les services de la métropole”, a déclaré sur France Info Christian Estrosi, le maire LR de Nice et président de la métropole Nice-Côte d’Azur.

“C’est notre devoir de solidarité. En même temps, si nous faisons le travail, l’Etat ne peut pas laisser la métropole et son économie exsangues.”

Sans aide de l’Etat, a-t-il ajouté, la métropole niçoise sera contrainte de stopper nombre de projets “pour pouvoir se consacrer à redonner vie à une quinzaine de villages”.

Le président LR du Sénat, Gérard Larcher, a fait savoir de son côté qu’il avait demandé mardi à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qu’une aide européenne soit mobilisée au plus vite. “Cet appel hors des chemins formels est guidé par l’urgence”, ajoute-t-il dans un communiqué diffusé mercredi.

Claude Chendjou, Henri-Pierre André, édité par Nicolas Delame et Jean-Stéphane Brosse

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