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Les consultations sur un gouvernement reprendront le 15 octobre au Liban, annonce Aoun

BEYROUTH (Reuters) - Le président libanais Michel Aoun a annoncé mercredi que les consultations parlementaires sur la formation d’un nouveau gouvernement débuteraient le 15 octobre prochain.

Le président libanais Michel Aoun (en photo) a annoncé mercredi que le Parlement se réunirait le 15 octobre prochain pour entamer des consultations sur la formation d'un nouveau gouvernement. /Photo prise le 15 juillet 2020/REUTERS/Dalati Nohra

La première étape passera par la désignation d’un nouveau Premier ministre.

Le précédent cabinet a démissionné le 10 août dernier dans la foulée de l’explosion catastrophique sur le port de Beyrouth qui, six jours plus tôt, a fait près de 200 morts et ravagé des quartiers entiers de la capitale.

Désigné Premier ministre avec la tâche de former un “gouvernement de mission”, Moustapha Adib a jeté l’éponge le 26 septembre, estimant qu’il lui était impossible de surmonter les rivalités entre partis autour de l’attribution des ministères.

Cet échec a été très mal vécu par le président français Emmanuel Macron, qui s’était largement impliqué dans le dossier libanais et avait rapporté, lors de son second déplacement à Beyrouth après la catastrophe, que la classe politique libanaise s’était engagée auprès de lui à former un “gouvernement de mission” pour la mi-septembre.

Lors d’une conférence de presse organisée en duplex entre Paris et Beyrouth le lendemain de la démission d’Adib, il a dénoncé la “trahison collective” de la classe politique libanaise et repoussé les échéances, donnant quatre à six semaines aux responsables libanais pour former un gouvernement de mission, soit un laps de temps compris entre les 25 octobre et 8 novembre environ.

L’objectif est de doter le Liban d’un gouvernement à même de combattre la corruption et d’enclencher des réformes jugées nécessaires pour le déblocage de plusieurs milliards de dollars d’aide internationale indispensable pour sortir le pays de la crise économique et desserrer la pression de sa dette.

Le processus est au point mort depuis la dernière intervention en date du président français, que le Hezbollah chiite et ses alliés d’Amal, le parti du président du Parlement Nabih Berri, n’ont guère appréciée.

“Nous ne nous sommes pas engagés à accepter un gouvernement quelles que soient sa configuration ou sa forme”, lui a répondu quarante-huit heures plus tard le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah.

“Nous avons accueilli le président Macron quand il s’est rendu au Liban et nous avons salué l’initiative française, mais pas qu’il se comporte en juge et partie, en gouverneur du Liban”, a-t-il ajouté.

Raya Jalabi et Dominic Evans; version française Henri-Pierre André, édité par Blandine Hénault

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