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La Belgique se dote d'un gouvernement, 16 mois après les élections

La Belgique va se doter d'un nouveau gouvernement dirigé par le libéral flamand Alexander de Croo (photo), ministre des Finances de l'actuel gouvernement intérimaire, à la suite d'un accord entre sept partis annoncé mercredi. /Photo prise le 30 septembre 2020/REUTERS/Yves Herman

BRUXELLES (Reuters) - La Belgique va se doter d’un nouveau gouvernement dirigé par le libéral flamand Alexander de Croo, ministre des Finances de l’actuel gouvernement intérimaire, à la suite d’un accord entre sept partis annoncé mercredi.

Vingt et un mois après l’effondrement d’une coalition quadripartite en décembre 2018, seize mois après des élections législatives qui n’ont fait qu’accentuer la fragmentation du Parlement, les sept formations de la coalition “Vivaldi” ont réussi à s’entendre sur une plateforme commune pour remplacer le gouvernement de Sophie Wilmès, chargé d’expédier les affaires courantes.

Le nouveau gouvernement De Croo prêtera serment jeudi matin devant le roi des Belges, Philippe.

“Ce qui semblait impossible, ce qui a mis tant de temps, trop de temps à arriver est un fait : le gouvernement fédéral est formé”, a commenté Alexander De Croo, âgé de 44 ans, qui était avec le socialiste wallon Paul Magnette l’un des deux “facilitateurs” chargés de trouver un accord de coalition.

A ses côtés, Paul Magnette a plaisanté en déclarant que le poste de Premier ministre s’était joué “à pile ou face”. “C’est tombé sur Alexander et c’est un très bon choix”, a-t-il dit.

“C’est un profond soulagement, c’est un moment que nous attendons tous depuis seize mois maintenant, seize mois d’une crise trop profonde, trop longue qui a profondément abîmé la confiance de nos concitoyens dans la politique”, a ajouté plus sérieusement le président du Parti socialiste.

La plateforme commune de la coalition Vivaldi prévoit notamment la fermeture des centrales nucléaires belges d’ici 2025, la création d’une pension de retraite minimum de 1.500 euros par mois et la baisse de la TVA pour les investissements verts.

Les nationalistes flamands du N-VA, premier parti du pays, sont en dehors de cette coalition qui rassemble, outre le PS, son homologue flamand le SPA, ainsi que les libéraux francophones du Mouvement réformateur et flamands de l’Open Vld (Vlaamse Liberalen en Democraten), les écologistes (les partis Ecolo et Groen) et les démocrates-chrétiens flamands du CD&V.

Marine Strauss et Philip Blenkinsop, version française Jean-Stéphane Brosse, édité par Blandine Hénault et Jean-Michel Bélot

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