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Liban: Le mouvement Amal surpris par les accusations de Macron

A Beyrouth. Le mouvement chiite Amal s'est dit surpris des accusations d'Emmanuel Macron, selon lesquelles il aurait empêché la formation d'un gouvernement au Liban. /Photo prise le 27 septembre 2020/REUTERS/Mohamed Azakir

BEYROUTH (Reuters) - Le mouvement chiite Amal s’est dit surpris des accusations d’Emmanuel Macron, selon lesquelles il aurait empêché la formation d’un gouvernement au Liban.

“Le mouvement, tout en respectant le rôle joué par le président français Macron, est surpris par les propos qu’il a tenus, notamment au sujet des accusations et de la responsabilité particulière” qu’il lui a imputée, ainsi qu’au Hezbollah, dit-il dans un communiqué.

Le président français a parlé dimanche d’une “trahison collective” au lendemain de la démission du Premier ministre libanais désigné, Mustapha Adib et a donné six semaines aux responsables libanais pour se doter d’un exécutif à même de réformer un pays politiquement et économiquement exsangue.

Emmanuel Macron, qui s’est rendu deux fois au Liban depuis l’explosion du 4 août dans le port de Beyrouth, avait dans un premier temps donné aux partis libanais jusqu’au 15 septembre pour se décider. Ils ont échoué en raison notamment de l’insistance du Hezbollah et de ses alliés du mouvement chiite Amal à obtenir le ministère des Finances.

“Le Hezbollah ne peut en même temps être une armée en guerre contre Israël, une milice déchaînée contre les civils en Syrie et un parti respectable au Liban”, a dit Emmanuel Macron. “Il ne doit pas se croire plus fort qu’il ne l’est et c’est à lui de démontrer qu’il respecte les Libanais dans leur ensemble.”

Rédaction de Beyrouth, version française Jean-Philippe Lefief, édité par Jean-Stéphane Brosse

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