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Carlos Ghosn lance un programme universitaire au Liban

Carlos Ghosn lance mardi un programme universitaire de gestion et de commerce au Liban, pays en proie à une grave crise économique et politique imputée à l'incompétence et à la corruption des élites. /Photo prise le 29 septembre 2020/REUTERS/Mohamed Azakir

BEYROUTH (Reuters) - Carlos Ghosn lance mardi un programme universitaire de gestion et de commerce au Liban, pays en proie à une grave crise économique et politique imputée à l’incompétence et à la corruption des élites.

Neuf mois après sa spectaculaire évasion du Japon, où il était poursuivi pour malversations, l’ancien patron de l’alliance Renault-Nissan a élaboré un projet de réforme de l’école de commerce de l’université Saint-Esprit de Kaslik (Usek), établissement privé qui se trouve au nord de Beyrouth.

L’homme d’affaires franco-libano-brésilien, qui a joué un rôle clé dans le redressement des constructeurs japonais et français, va proposer des formations aux chefs d’entreprise, des cursus technologiques et conseiller les start-up pour contribuer à la création d’emplois.

Après sa fuite du Japon, où il se disait victime d’une justice à charge, Carlos Ghosn a trouvé refuge dans le pays où il a vécu enfant, dont l’économie est aujourd’hui en ruines. L’explosion survenue le 4 août dans le port de Beyrouth a souligné la gravité de la crise et provoqué un élan de solidarité internationale. L’Usek a pris contact avec lui quelques semaines après son arrivée à Beyrouth, fin décembre 2019.

“Je ne suis évidemment pas intéressé par la politique mais je consacrerai du temps et de l’énergie à soutenir le Liban pendant cette période difficile”, a-t-il promis, lors d’un entretien accordé à Reuters ce week-end.

“Il s’agit de créer des emplois et de former des entrepreneurs pour permettre à la société civile de jouer son rôle dans la reconstruction du pays”, a ajouté mardi l’homme d’affaires, lors d’une conférence de presse organisée à l’Usek.

Il compte mettre à profit son expérience pour contribuer au redressement des entreprises en difficulté, pour les aider à se développer dans un environnement troublé et pour apprendre à leurs dirigeants à les gérer de façon “inestimable”.

Plusieurs entrepreneurs étrangers dont Thierry Bolloré, directeur général de Jaguar et de Land Rover, Ken Curtis, ancien vice-président de Goldman Sachs, et le capital-risqueur Raymond Debbane, ont selon lui accepté de participer à titre gracieux à ces formations de courte durée, qui devraient débuter en mars. Elles seront ouvertes à 15 à 20 cadres supérieurs libanais et du Proche-Orient.

Version française Jean-Philippe Lefief, édité par Jean-Michel Bélot

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