for-phone-onlyfor-tablet-portrait-upfor-tablet-landscape-upfor-desktop-upfor-wide-desktop-up
À la une

La France n'aura pas recours au mécanisme COVAX de l'OMS

La France n'aura pas recours au dispositif COVAX d'accès mondial à un vaccin contre le Covid-19 mis en place par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) mais contribuera à son financement, a-t-on appris jeudi au ministère des Solidarités et de la Santé. /Photo prise le 10 avril 2020/REUTERS/Dado Ruvic

PARIS (Reuters) - La France n’aura pas recours au dispositif COVAX d’accès mondial à un vaccin contre le Covid-19 mis en place par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) mais contribuera à son financement, a-t-on appris jeudi au ministère des Solidarités et de la Santé.

Au lieu d’acheter des doses grâce à l’initiative lancée par l’OMS, qui cherche à unir les pays du monde entier pour lutter conjointement contre la pandémie de coronavirus, la France se fournira via la Commission européenne, dit-on de même source.

Plus de 170 pays ont rejoint le dispositif COVAX avant la date butoir fixée par l’OMS à vendredi, a annoncé jeudi le directeur général de l’agence onusienne, Tetros Adhanom Ghebreyesus. Ce mécanisme prévoit l’achat à différents fabricants de deux milliards de doses de vaccins potentiels contre le Covid d’ici la fin 2021.

L’OMS défend son initiative en expliquant qu’elle évitera “un nationalisme du vaccin” et assurera une campagne de vaccination équitablement répartie à travers le monde, dès lors qu’un vaccin sera mis au point.

Mais au-delà des promesses de financement ou de dons de vaccins en surplus, l’organisation peine à obtenir la pleine participation des Etats à son mécanisme mis en place avec l’alliance du vaccin Gavi et la coalition CEPI, qui vise à coordonner le développement de nouveaux vaccins.

“La position de la France est assez claire: on ne souhaite pas acheter de doses via COVAX”, explique-t-on au ministère de la Santé. “La raison est que nous avons lancé un mécanisme de négociation et d’achat dans le cadre de l’Union européenne, initialement avec quatre Etats (France, Italie, Pays-Bas, Allemagne) qui négocie des précontrats de commande avec les laboratoires.”

“Néanmoins, la France soutient à plein le principe de la facilité”, ajoute-t-on, sans préciser le montant que Paris serait prêt à verser à l’initiative.

La Commission européenne a de son côté annoncé qu’elle contribuerait à hauteur de 400 millions d’euros au dispositif.

Matthias Blamont, version française Jean-Stéphane Brosse

for-phone-onlyfor-tablet-portrait-upfor-tablet-landscape-upfor-desktop-upfor-wide-desktop-up