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Grèce: Cinq migrants arrêtés après l'incendie d'un camp à Lesbos

LESBOS, Grèce (Reuters) - La police grecque a arrêté mardi cinq migrants à la suite de l’incendie ayant ravagé la semaine dernière le camp de Moria, sur l’île de Lesbos, alors que des milliers de déplacés refusent d’être transférés sur un autre site.

La police grecque a arrêté mardi cinq migrants à la suite de l'incendie ayant ravagé la semaine dernière le camp de Moria, sur l'île de Lesbos, alors que des milliers de déplacés refusent d'être transférés sur un autre site. /Photo prise le 14 septembre 2020/REUTERS/Alkis Konstantinidis

Les autorités sont à la recherche d’un sixième migrant, a déclaré le ministre de la Protection des citoyens, Michalis Chrisohoidis.

Plus de 12.000 personnes, originaires essentiellement d’Afghanistan, d’Afrique et de Syrie, sont privées d’abri et de nourriture depuis que le camp de Moria, surpeuplé, a été détruit mercredi dernier.

Les autorités grecques pensent que l’incendie a été délibérément provoqué par les migrants à la suite de l’entrée en vigueur de mesures de quarantaine liées à la découverte de cas de contamination au nouveau coronavirus dans le camp. Cet incident a remis la question migratoire sur le devant de la scène et exposé une nouvelle fois les divisions des dirigeants européens sur le sujet.

Le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, a réitéré son appel à davantage de solidarité européenne, estimant qu’il était temps de passer de la parole aux actes.

Le président du Conseil européen, Charles Michel, doit se rendre ce mardi à Lesbos.

L’Allemagne, pour sa part, a accepté d’accueillir 1.500 migrants actuellement retenus sur plusieurs îles grecques, en plus des 100 à 150 déjà prévus.

Le Premier ministre grec a déclaré que le camp de Moria, critiqué pour ses conditions d’insalubrité avant sa destruction, “appartenait désormais au passé” et qu’un nouveau site serait construit à la place avec un soutien accru et une implication de l’Union européenne.

A Lesbos, des milliers de personnes, y compris des enfants, dorment encore dans la rue, une semaine après l’incendie du camp.

Selon Luciano Calestini, chef du bureau grec du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef), moins de 1.000 places dans les nouvelles installations sont actuellement occupées par les migrants alors que des milliers sont disponibles et d’autres sont en train d’être créées.

Vassilis Triandafyllou, avec Angeliki Koutantou et Renee Maltezou à Athènes, Emma Farge à Genève, version française Claude Chendjou

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