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La Russie demande à l'Allemagne des informations sur les tests pratiqués sur Navalny

Le procureur général de Russie a demandé à l'Allemagne de lui transmettre les détails des examens médicaux pratiqués sur Alexeï Navalny, opposant à Vladimir Poutine maintenu dans le coma dans un hôpital de Berlin après ce que ses partisans qualifient de tentative d'empoisonnement, rapporte mercredi le journal russe RBC. /Photo prise le 22 août 2020/REUTERS/Christian Mang

MOSCOU (Reuters) - Le procureur général de Russie a demandé à l’Allemagne de lui transmettre les détails des examens médicaux pratiqués sur Alexeï Navalny, opposant à Vladimir Poutine maintenu dans le coma dans un hôpital de Berlin après ce que ses partisans qualifient de tentative d’empoisonnement, rapporte mercredi le journal russe RBC.

Le procureur général souhaite obtenir auprès du ministère allemand de la Justice des informations sur les résultats des tests destinés à rechercher d’éventuelles traces de médicaments, de poisons, de métaux lourds et d’inhibiteurs de la cholinestérase, selon RBC. Il demande aussi des précisions sur le traitement administré à Alexeï Navalny et les résultats des tests sanguins et urinaires pratiqués lors de son admission à l’hôpital berlinois de la Charité.

Le parquet russe n’a pas confirmé ces informations dans l’immédiat et on ignore si, le cas échéant, l’Allemagne a réagi à cette demande.

Le parquet russe a estimé la semaine dernière qu’il n’était pas nécessaire d’ouvrir une enquête pénale sur la cause de l’hospitalisation d’Alexeï Navalny car il n’existe à ses yeux aucun élément indiquant qu’un crime a été commis.

L’opposant a fait un malaise le 20 août à bord d’un avion entre la Sibérie et Moscou après avoir bu du thé à l’aéroport. Ses partisans affirment qu’il a été empoisonné mais les autorités russes disent ne disposer d’aucune preuve en ce sens.

Alexeï Navalny a été transféré le 22 août à l’hôpital de la Charité à Berlin, où les médecins ont dit soupçonner un empoisonnement à l’aide d’une molécule de la classe des inhibiteurs de la cholinestérase, à laquelle appartient le Novitchok utilisé contre l’ancien espion russe Sergueï Skripal en 2018 en Grande-Bretagne.

Mark Trevelyan; version française Bertrand Boucey

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