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Arrivée aux Emirats d'une délégation américaine via un vol historique

TEL AVIV (Reuters) - Plusieurs proches conseillers du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, et du président américain, Donald Trump, sont arrivés lundi aux Emirats arabes unis (EAU) via un vol historique au départ de Tel Aviv destiné à concrétiser l’accord de normalisation des relations diplomatiques entre les EAU et l’Etat hébreu.

Jared Kushner, gendre et proche conseiller de Donald Trump. Plusieurs proches conseillers du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, et du président américain, Donald Trump, sont arrivés lundi aux Emirats arabes unis (EAU) via un vol historique au départ de Tel Aviv. /Photo prise le 31 août 2020/REUTERS/Nir Elias/Pool

Le vol à bord d’un Boeing 737 de la compagnie El Al à destination directe d’Abou Dhabi est le premier à avoir survolé le territoire de l’Arabie saoudite.

“C’est à cela que ressemble la paix contre la paix”, a déclaré Benjamin Netanyahu sur Twitter.

Israël et les Emirats ont annoncé le 13 août avoir conclu, sous l’égide du président américain, un accord de normalisation de leurs relations, le premier négocié par un gouvernement israélien avec un pays arabe depuis plus de 20 ans.

Motivées entre autres par leur détestation commune du régime iranien, les deux parties ont suscité la colère de Téhéran mais aussi celle des Palestiniens, qui craignent de voir la division du camp arabe nuire à leurs revendications.

Saeb Erekat, un haut responsable palestinien, a écrit sur Twitter: “La paix n’est pas un mot vide utilisé pour normaliser les crimes et l’oppression. La paix est le résultat de la justice. La paix ne s’obtient pas en niant le droit de la Palestine à exister et en imposant un régime d’apartheid. L’apartheid est ce que Netanyahu entend par la paix contre la paix”.

Jared Kushner, gendre et proche conseiller de Donald Trump, a déclaré à son arrivée aux EAU que les Palestiniens ne devraient pas être “enfermés dans le passé”.

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“Ils doivent venir à table. La paix sera prête pour eux, une opportunité sera prête pour eux dès qu’ils seront prêts à l’accepter”, a-t-il dit.

Jared Kushner et Robert O’Brien, conseiller à la sécurité nationale du président américain, mènent lundi la délégation américaine; l’israélienne est conduite par Meir Ben-Shabbat, l’homologue de Robert O’Brien.

Le gouvernement israélien espère que les discussions prévues lundi et mardi à Abou Dhabi permettront au moins d’arrêter la date de la cérémonie officielle de signature de l’accord à Washington, à laquelle participeront Benjamin Netanyahu et le prince héritier des EAU, le cheikh Mohamed ben Zayed al Nahyan.

Cette signature pourrait entre autres fournir un argument à Donald Trump pour convaincre des électeurs américains de le réélire le 3 novembre.

L’administration Trump s’efforce de convaincre d’autres pays arabes d’engager des discussions avec Israël, en misant sur les intérêts communs liés au risque iranien. Mais le plus puissant d’entre eux, l’Arabie saoudite, dit ne pas être prêt à aller jusque là même s’il a ouvert son espace aérien à l’avion israélien lundi.

ACCUEIL EN ARABE, EN ANGLAIS ET EN HÉBREU

Comme tous les 737 d’El Al, l’appareil est équipé d’un système anti-missiles et des agents du Shin Bet israélien et du Secret Service américain ont pris place à bord.

Pour marquer un peu plus le caractère historique du vol, les passagers ont été accueillis en arabe, en anglais et en hébreu.

“Nous souhaitons à tous, Salaam, paix et shalom, un vol sûr”, a déclaré le pilote, le capitaine Tal Becker.

“J’ai prié hier au Mur (Occidental) pour que les musulmans et les Arabes du monde entier surveillent ce vol, reconnaissant que nous sommes tous des enfants de Dieu et que l’avenir ne doit pas être prédéterminé par le passé”, a déclaré pour sa part Jared Kushner à l’adresse des journalistes sur le tarmac de l’aéroport Ben-Gourion de Tel Aviv.

Quelques heures avant l’atterrissage de l’avion aux Emirats arabes unis, la police et les médias locaux ont signalé que trois personnes avaient été tuées et plusieurs autres blessées dans deux explosions distinctes à Abou Dhabi et à Dubaï, probablement dues à des problèmes de gaz, selon un nouveau bilan.

Dan Williams et Jeffrey Heller, avec Rami Ayyub, version française Marc Angrand et Claude Chendjou, édité par Blandine Hénault

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