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La Biélorussie retire les accréditations de médias étrangers

A Minsk. La Biélorussie a retiré les accréditations de certains journalistes travaillant pour des médias étrangers et couvrant les manifestations qui ont éclaté après une élection présidentielle contestée, a-t-on appris samedi auprès d'organisations de presse et d'une association de journalistes. /Photo prise le 28 août 2020/REUTERS/Vasily Fedosenko

MOSCOU (Reuters) - La Biélorussie a retiré les accréditations de certains journalistes travaillant pour des médias étrangers et couvrant les manifestations qui ont éclaté après une élection présidentielle contestée, a-t-on appris samedi auprès d’organisations de presse et d’une association de journalistes.

Les accréditations, accordées par le ministère des Affaires étrangères, ont été retirées à 17 journalistes dont un journaliste vidéo et un photographe de Reuters, deux de la BBC et quatre de Radio Liberty, a déclaré l’Association biélorusse des journalistes.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères n’a pas pu être joint dans l’immédiat.

Un porte-parole de Reuters a confirmé dans un communiqué que les journalistes de l’agence de presse avaient été privés de leur accréditation, ajoutant “nous n’avons pas connaissance d’un quelconque acte de nos journalistes biélorusses qui pourrait justifier la perte d’une accréditation”.

“Nous espérons que les autorités vont rétablir leurs accréditations pour garantir que nos journalistes puissent apporter une information indépendante et objective dans l’intérêt du public”, ajoute le porte-parole.

Sur son site internet, Radio Liberty cite le ministère des Affaires étrangères expliquant que la décision de révoquer les accréditations a été prise pour des raisons de sécurité. Le ministère n’a pas souhaité dire combien de journalistes avaient perdu leur accréditation, explique Radio Liberty.

Lors d’une réunion du gouvernement le 23 juillet, le président Alexandre Loukachenko avait menacé d’expulser des journalistes étrangers, les accusant d’inciter à des manifestations le visant avant l’élection du 9 août.

Alexandre Loukachenko dément les accusations de l’opposition qui dénonce une élection truquée. Des milliers de personnes sont descendues dans les rues pour réclamer le départ du dirigeant, qui est au pouvoir depuis 26 ans.

Avec Anton Zverev à Moscou et Stephen Addison à Londres, version française Gwénaëlle Barzic

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