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La France dans des manoeuvres militaires en Méditerranée orientale

PARIS (Reuters) - La France participe à partir de ce mercredi à des manoeuvres militaires conjointes avec l’Italie, la Grèce et Chypre en Méditerranée orientale, qui ne doit pas devenir “le terrain de jeu des ambitions de certains”, a déclaré la ministre des Armées, Florence Parly, alors que les tensions sont vives avec la Turquie.

La France participe à partir de ce mercredi à des manoeuvres militaires conjointes avec l'Italie, la Grèce et Chypre en Méditerranée orientale, qui ne doit pas devenir "le terrain de jeu des ambitions de certains", a déclaré la ministre des Armées, Florence Parly (photo), alors que les tensions sont vives avec la Turquie. /Photo prise le 14 août 2020/REUTERS/Dalati Nohra

Ces exercices, censés durer jusque vendredi, mobiliseront des moyens aériens et maritimes. La France y participera avec trois avions Rafale, une frégate et un hélicoptère.

Cette annonce intervient dans un contexte de montée des tensions entre la Grèce et la Turquie après le lancement par Ankara d’une campagne d’exploration sismique dans une zone contestée.

“Notre message est simple : priorité au dialogue, à la coopération et à la diplomatie pour que la Méditerranée orientale soit un espace de stabilité et de respect du droit international. Elle ne doit pas être un terrain de jeu des ambitions de certains; c’est un bien commun”, a écrit Florence Parly sur Twitter.

Ces manoeuvres militaires assorties d’un appel au dialogue surviennent au lendemain d’une visite du ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, dans la région.

Après cette tentative de médiation allemande, les ministres grec et turc des Affaires étrangères s’étaient chacun dits prêts à discuter, tout en réaffirmant leur volonté de défendre les droits souverains de leur pays.

Mais le ton est encore monté mercredi, le président Recep Tayyip Erdogan déclarant que la Turquie était déterminée à faire le nécessaire pour faire valoir ses droits en mer Egée, en mer Noire et en Méditerranée.

“Nous ne transigerons pas sur ce qui nous appartient (...) Nous sommes déterminés à faire tout ce qui sera nécessaire”, a-t-il prévenu.

“Si quelqu’un est prêt à en payer le prix, qu’il n’hésite pas à venir nous affronter. Sinon il vaut mieux s’écarter et nous laisser gérer nos propres affaires”, a-t-il dit alors qu’il assistait à une commémoration de la bataille de Manzikert, qui avait vu des troupes seljoukides défaire des forces byzantines en 1071.

Les relations entre la France et la Turquie se sont tendues ces derniers mois, Paris dénonçant les agissements d’Ankara dans le cadre de l’Otan, en Libye, ou encore en Méditerranée.

Emmanuel Macron a appelé à ce que l’Union européenne affiche sa solidarité à l’égard de la Grèce et de Chypre face à la Turquie et a plaidé pour que les Vingt-Sept adoptent des sanctions, mais des divisions persistent à ce sujet.

Le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, a par ailleurs annoncé mercredi au parlement à Athènes que son gouvernement envisageait d’étendre la limite occidentale des eaux territoriales dans la mer Ionienne, pour la porter à 12 milles marins (22,2 kilomètres) contre six milles aujourd’hui.

Ankara a prévenu qu’une mesure similaire à l’est constituerait un “casus belli”.

Le président américain, Donald Trump, a appelé au téléphone Kyriakos Mitsotakis et ce dernier l’a assuré que la Grèce était disposée à favoriser une désescalade des tensions à condition que la Turquie mette fin à ses provocations, ont déclaré les services du Premier ministre.

Tangi Salaün et John Irish, avec Ezgi Erkoyun à Istanbul et Angeliki Koutantou et Lefteris Papadimas à Athènes ; version française Myriam Rivet, édité par Bertrand Boucey

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