for-phone-onlyfor-tablet-portrait-upfor-tablet-landscape-upfor-desktop-upfor-wide-desktop-up
À la une

L'OMM anticipe une poursuite du réchauffement climatique dans les 5 ans à venir

PARIS (Reuters) - La quasi-totalité des régions du monde devraient être confrontées au cours de la période 2020-2024 à des températures supérieures à celles enregistrées ces dernières années, selon les dernières prévisions climatologiques publiées par l’Organisation météorologique mondiale (OMM).

La quasi-totalité des régions du monde devraient être confrontées au cours de la période 2020-2024 à des températures supérieures à celles enregistrées ces dernières années, selon les dernières prévisions climatologiques publiées par l'Organisation météorologique mondiale (OMM). /Photo d'archives/REUTERS/Denis Balibouse

Au cours de cette période quinquennale, “presque toutes les régions, à l’exception de certaines zones océaniques australes, devraient connaître des températures supérieures aux valeurs récentes”, prévient l’OMM en soulignant que la température moyenne mondiale de chacune des cinq prochaines années devrait être supérieure d’au moins un degré Celsius à son niveau de l’époque pré-industrielle (1850-1900).

Alors que la température moyenne sur la planète est déjà supérieure d’un degré Celsius aux valeurs pré-industrielles et que la dernière période quinquennale a été la plus chaude jamais enregistrée, cette étude “met en relief le formidable défi que nous devrons relever pour atteindre l’objectif fixé par l’Accord de Paris sur le changement climatique” de tenter de contenir la hausse de la température mondiale à 1,5°C d’ici la fin du siècle, a souligné le secrétaire général de l’OMM, Petteri Taalas, cité dans un communiqué.

Selon les résultats de cette étude publiée mercredi, en 2020, les terres émergées de l’hémisphère Nord devraient connaître des températures supérieures de 0,8°C à la moyenne enregistrée sur la période récente 1981–2010.

L’OMM souligne également que le réchauffement de l’Arctique sera probablement plus de deux fois supérieur à la moyenne mondiale cette année, tandis que de nombreuses régions d’Amérique du Sud, d’Afrique australe et d’Australie devraient connaître des conditions plus sèches que ces dernières années.

ACTION DE GREENPEACE À NOTRE-DAME DE PARIS

Si les mesures de confinement mises en place dans de nombreux pays à travers le monde sur fond de pandémie de COVID-19 ont réduit temporairement les émissions de gaz à effet de serre, “la baisse des émissions de CO2 cette année ne devrait pas conduire à une réduction des concentrations atmosphériques de CO2 qui sont à l’origine de l’augmentation de la température mondiale”, a par ailleurs précisé Petteri Taalas.

Les différentes actions mises en oeuvre par les pouvoirs publics à travers le monde pour tenter de surmonter la crise sanitaire et économique ne doivent pas éclipser la nécessité de poursuivre les efforts en faveur du climat car “si nous ne luttons pas contre le changement climatique, le bien-être humain, les écosystèmes et les économies pourraient être menacés pendant des siècles”, a-t-il prévenu.

En France, où Emmanuel Macron a promis que le nouveau gouvernement intensifierait sa politique environnementale, des militants de Greenpeace ont déployé jeudi matin une banderole d’une trentaine de mètres sur la grue surplombant la cathédrale Notre-Dame de Paris, frappée du slogan “Climat: aux actes !”.

L’ONG écologiste, qui a également affiché des panneaux portant les inscriptions “Climat: Macron, notre drame” et “Climate Action Now”, a expliqué dans un communiqué avoir souhaité, à travers cette action, dénoncer l’”écologie de façade” du chef de l’Etat et l’appeler à assortir son “volontarisme affiché” de véritables actions concrètes.

Myriam Rivet, avec Antony Paone et Gonzalo Fuentes; édité par Henri-Pierre André

for-phone-onlyfor-tablet-portrait-upfor-tablet-landscape-upfor-desktop-upfor-wide-desktop-up