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Le pape compare les camps de migrants en Libye aux camps des nazis

Le pape François a comparé mercredi les centres de détention de migrants en Libye aux camps nazis, déclarant que l'opinion publique internationale ne disposait que d'une version très édulcorée de l'enfer que traversent les personnes qui y vivent. /Photo prise le 29 juin 2020/REUTERS/Angelo Carconi

CITE DU VATICAN (Reuters) - Le pape François a comparé mercredi les centres de détention de migrants en Libye aux camps nazis, déclarant que l’opinion publique internationale ne disposait que d’une version très édulcorée de l’enfer que traversent les personnes qui y vivent.

Le souverain pontife, qui a déjà appelé à la fermeture de ces camps, a dressé ce parallèle lors de son homélie au cours d’une messe célébrant le septième anniversaire de son voyage à Lampedusa, île sicilienne où des dizaines de milliers de migrants d’Afrique du Nord ont accosté ces dernières années.

“Oui, il y a une guerre (en Libye) et nous savons que c’est horrible mais vous ne pouvez pas imaginer l’enfer que vivent les gens dans ces ‘lagers’ de détention”, a dit le pape François en utilisant le substantif allemand pour “camp”, qui figurait notamment dans les mots “Arbeitslager” (camp de travail) ou “Konzentrationslager” (camp de concentration) pendant la Seconde Guerre mondiale.

“On ne nous donne qu’une version édulcorée” de ce qui se passe aujourd’hui dans ces camps en Libye, a souligné le pape François, qui a placé la défense des migrants parmi les priorités de son pontificat entamé il y a sept ans.

Selon les Nations unies, des milliers de réfugiés et de migrants sont retenus dans une vingtaine de camps de détention officiels en Libye - dont certains sont contrôlés par des groupes armés - et un nombre inconnu d’entre eux se trouvent dans des camps sordides tenus par des trafiquants.

Des associations de défense des droits de l’homme ont fait état d’abus quotidiens dans ces centres de détention, évoquant du travail forcé et des violences physiques.

Philip Pullella, version française Myriam Rivet, édité par Henri-Pierre André

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