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De nouvelles sanctions européennes possibles contre la Turquie, selon Le Drian

Les ministres européens des Affaires étrangères se réuniront le 13 juillet à la demande de la France pour débattre de la Turquie et de nouvelles sanctions pourraient être envisagées, a déclaré mercredi le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian. /Photo prise le 31 mars 2020/REUTERS/Yoan Valat

PARIS (Reuters) - Les ministres européens des Affaires étrangères se réuniront le 13 juillet à la demande de la France pour débattre de la Turquie et de nouvelles sanctions pourraient être envisagées, a déclaré mercredi le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.

Les pays de l’Union européenne se sont entendus en octobre dernier à Luxembourg sur un régime de sanctions économiques à l’encontre de la Turquie pour ses forages gaziers dans les eaux territoriales de Chypre.

“A notre demande, il y aura une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne le 13 juillet uniquement consacrée à la question turque”, a dit Jean-Yves Le Drian.

“Des sanctions ont déjà été prises à l’égard de la Turquie, en raison en particulier des forages que la Turquie initie dans la zone économique maritime de Chypre, pour marquer notre posture et d’autres sanctions peuvent être envisagées”, a-t-il ajouté lors d’une audition devant la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale.

Les relations ne cessent de se dégrader entre la France et la Turquie sur fond de désaccord en Libye, où Ankara soutient le gouvernement de Tripoli, mais aussi sur les activités de forage et d’exploration gazière et pétrolière en Méditerranée ou sur la question des missiles russes S-400 achetés par Ankara en dépit de son appartenance à l’Otan.

La France accuse notamment la marine de la Turquie, membre comme elle de l’Otan, d’avoir eu un comportement “hostile et inacceptable” entravant les efforts de mise en oeuvre de l’embargo de l’Onu sur les armes à destination de la Libye.

Paris a décidé de suspendre temporairement sa participation aux opérations de surveillance de l’Otan en Méditerranée orientale, le temps d’obtenir des clarifications de l’Alliance sur le respect de l’embargo.

John Irish, édité par Jean-Stéphane Brosse

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