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Brexit: Paris n'exclut pas le scénario du "no deal"

La France n'exclut pas que les négociations entre l'Union européenne et la Grande-Bretagne sur leur future relation se soldent par une absence d'accord, a déclaré vendredi Amélie de Montchalin (photo), secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Europe et des affaires étrangères, chargée des affaires européennes. /Photo prise le 25 février 2020/REUTERS/Kenzo Tribouillard

PARIS (Reuters) - La France n’exclut pas que les négociations entre l’Union européenne et la Grande-Bretagne sur leur future relation se soldent par une absence d’accord, a déclaré vendredi Amélie de Montchalin, secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Europe et des affaires étrangères, chargée des affaires européennes.

“Je n’exclus rien”, a-t-elle déclaré sur Europe 1 alors qu’elle était interrogée sur l’éventualité d’un “no deal”, en précisant qu’une telle issue serait plus pénalisante pour les Britanniques que pour les Européens.

“Ceux qui ont le plus besoin d’un accord, c’est les Britanniques, parce qu’ils ne peuvent pas aujourd’hui supporter un deuxième choc après l’épidémie” liée au nouveau coronavirus, a-t-elle souligné.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a déclaré jeudi au président français Emmanuel Macron, lors d’un entretien bilatéral à Londres en marge des célébrations du 80e anniversaire de l’appel du 18 juin 1940, qu’il ne souhaitait pas prolonger les négociations à l’automne.

“On ne cédera pas à cette espèce de pression du calendrier, à ce sprint final que veulent nous imposer les Britanniques en espérant que nous céderons. Nous ne voulons pas d’un accord pour un accord, on veut un accord mais on veut un accord équilibré, un bon accord, un accord protecteur”, a assuré Amélie de Montchalin.

Le Royaume-Uni a officiellement quitté l’Union européenne le 31 janvier dernier mais reste soumis aux règles communautaires pendant une période de transition qui court jusqu’à la fin de l’année, le temps que les deux parties s’entendent sur leur relation future et évitent le “saut dans le vide” d’un Brexit brutal.

Mais les négociations piétinent, notamment en ce qui concerne le respect des règles de libre concurrence et le secteur de la pêche.

Myriam Rivet et Sudip Kar-Gupta, édité par Nicolas Delame

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