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Paris et Londres célèbrent les 80 ans de l'appel du 18 juin

PARIS/LONDRES (Reuters) - Paris et Londres ont célébré jeudi le 80e anniversaire de l’appel du 18 juin 1940 lancé par le général de Gaulle sur les ondes de la BBC enjoignant aux Français de continuer la lutte contre l’armée allemande pendant la Seconde Guerre mondiale.

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“Il y a 80 ans, jour pour jour, le 18 juin 1940, le Royaume-Uni a tendu à la France libre sa première arme : un micro de la BBC”, a déclaré Emmanuel Macron en remettant la croix de la légion d’honneur à la ville de Londres.

“Les ondes ont alors charrié les mots résolus et l’esprit de résistance de De Gaulle, qui ont comme bâti par-dessus la Manche le pont des réfractaires de la servitude, des obstinés de la liberté”, a ajouté le chef de l’Etat français, dans la capitale britannique - son premier déplacement hors de France depuis le début de l’épidémie de coronavirus en mars.

La “capitale du Royaume-Uni fut ‘a home away from home’ pour la France libre, et le dernier bastion de l’espoir au moment où tout semblait perdu”, a-t-il insisté lors d’une cérémonie à Carlton Gardens en présence du prince Charles.

Cette journée de commémoration avait débuté à Paris dans la matinée avec la traditionnelle cérémonie au mémorial du Mont-Valérien.

Elle a également donné l’occasion d’un entretien entre Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Boris Johnson, qui a notamment tourné autour du Brexit.

Le Royaume-Uni a officiellement quitté l’Union européenne le 31 janvier dernier mais reste soumis aux règles communautaires pendant une période de transition qui court jusqu’à la fin de l’année, le temps que les deux parties s’entendent sur leur relation future et évitent le “saut dans le vide” d’un Brexit brutal.

Mais les négociations piétinent, notamment en ce qui concerne le respect des règles de libre concurrence et le secteur de la pêche.

A son invité français, Boris Johnson a déclaré qu’il se félicitait de la décision d’intensifier en juillet les discussions entre Londres et Bruxelles, a rapporté Downing Street dans un communiqué.

“Il a souligné que le Royaume-Uni ne pensait pas que cela aurait du sens de prolonger les négociations cet automne”, ajoutent les services du Premier ministre britannique.

L’Elysée note pour sa part qu’Emmanuel Macron a réaffirmé “l’attachement” de la France à un accord entre Bruxelles et Londres et “son soutien au mandat de Michel Barnier”, le négociateur en chef des Européens.

L’entretien, qui a duré une demi-heure en tête-à-tête avant d’être élargi aux délégations, a également permis d’évoquer “les crises internationales (notamment la situation en Libye) et la situation en Méditerranée orientale (Turquie)”, ajoute la présidence française.

Emmanuel Macron s’est ensuite rendu à la Résidence de France où il a échangé par téléphone avec la reine Elisabeth pendant 10 minutes, la remerciant pour l’accueil que la famille royale a su accorder à la France libre dès 1940.

Marine Pennetier et Henri-Pierre André, avec le bureau de Londres,; édité par Nicolas Delame

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