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Début du découpage de l'échafaudage calciné de Notre-Dame, étape décisive

PARIS (Reuters) - Les ouvriers à l’oeuvre à Notre-Dame de Paris ont entamé lundi la phase de découpage de l’échafaudage détruit par l’incendie, une étape aussi délicate que décisive pour le sauvetage de la cathédrale.

Les ouvriers à l'oeuvre à Notre-Dame de Paris ont entamé lundi la phase de découpage de l'échafaudage détruit par l'incendie, une étape aussi délicate que décisive pour le sauvetage de la cathédrale. /Photo prise le 8 juin 2020/REUTERS/Christian Hartmann

Deux équipes de cinq cordistes armés de scies-sabres vont trancher 40.000 morceaux d’un poids total 200 tonnes, qui seront redescendus via une grue de 84 mètres de haut de ce chantier hors norme.

Ce lundi, l’heure était aux derniers préparatifs, avec des ouvriers casqués juchés sur des nacelles occupés à protéger des pans de l’édifice avec des filets.

“C’est le dernier check-up avant l’opération à coeur ouvert. Les cordistes, qu’on appelle aussi les écureuils, vont voler de branche en branche, de tube en tube, pour découper l’échafaudage”, a expliqué à Reuters Christophe Rousselot, délégué général de la Fondation Notre-Dame, dont les bureaux donnent sur le pignon Nord.

Dans le brasier du 15 avril 2019 qui a détruit le toit et sa flèche alors en travaux, des tubes de métal ont fondu sur la pierre du bâtiment édifié au Moyen-Âge, stupéfiant le monde entier.

“C’est une opération extrêmement compliquée, très délicate, qui a été préparée pendant des mois”, a ajouté Christophe Rousselot. “Il peut arriver, ce que personne ne souhaite évidemment, que des morceaux tombent sur une partie de l’édifice.”

Selon le calendrier de l’Etablissement public, cette étape durera tout l’été. La reconstruction pourra ensuite commencer, sous l’oeil attentif des passants croisés sur le parvis vidé des touristes, en partie rouvert fin mai.

“Je n’imagine pas Paris sans Notre-Dame. J’espère qu’on va la refaire aussi belle qu’avant”, a dit à Reuters Marie-France Di Giorgio, née il y a 72 ans à l’Hôtel-Dieu, en face de la cathédrale.

Le chantier, qui a coûté 85 millions d’euros pour l’instant selon la Fondation Notre-Dame, a été ralenti par les intempéries, la pollution au plomb et l’épidémie de coronavirus, qui a stoppé les travaux pendant six semaines.

Plus de 900 millions de promesses de dons ont été recueillis pour Notre-Dame, dont la réouverture aux fidèles est prévue en 2024.

Elizabeth Pineau et Emilie Delwarde, édité par Jean-Michel Bélot

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