for-phone-onlyfor-tablet-portrait-upfor-tablet-landscape-upfor-desktop-upfor-wide-desktop-up
À la une

Le gouvernement bonifie les aides à l'embauche des apprentis

PARIS (Reuters) - Le gouvernement a annoncé jeudi vouloir bonifier les aides à l’embauche d’apprentis pour rendre ces contrats plus attractifs dans un contexte économique fortement fragilisé par l’épidémie liée au coronavirus, précisant vouloir consacrer cette année plus d’un milliard d’euros à cette mesure.

Le gouvernement a annoncé jeudi vouloir bonifier les aides à l'embauche d'apprentis pour rendre ces contrats plus attractifs dans un contexte économique fortement fragilisé par l'épidémie liée au coronavirus. Les aides à l'embauche passeront de 4.125 à 5.000 euros pour les apprentis de moins de 18 ans et, pour les plus de 18 ans, de 5.125 à 8.000 euros, a annoncé la ministre du Travail, Muriel Pénicaud (en photo). /Photo prise le 4 juin 2020/REUTERS/Yoan Valat

Les aides à l’embauche passeront de 4.125 à 5.000 euros pour les apprentis de moins de 18 ans et, pour les plus de 18 ans, de 5.125 à 8.000 euros, a annoncé la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, à l’issue d’une rencontre avec les partenaires sociaux à l’Elysée.

“On ne peut pas avoir une génération sacrifiée”, a dit la ministre en précisant qu’avec cette mesure, le coût d’un apprenti serait quasi nul la première année pour toutes les embauches effectuées entre le 1er juillet et le 28 février. “Les jeunes ne sont pas la variable d’ajustement de la crise.”

Aucune condition ne s’applique, sauf pour les entreprises de plus de 250 salariés qui devront atteindre un quota de 5% d’alternants dans leurs effectifs en 2021, ou bien devront rembourser les sommes perçues, précise-t-on dans son entourage. Ces aides s’appliqueront quel que soit le diplôme suivi.

Ces mesures représentent un coût pour l’Etat supérieur à un milliard d’euros, explique-t-on au cabinet de la ministre.

Réforme phare du gouvernement qui souhaitait lui rendre ses lettres de noblesse, l’apprentissage a séduit 485.800 jeunes en 2019, soit une hausse de 16% en un an.

La ministre du Travail a également annoncé qu’elle était prête à revoir la réforme de l’assurance chômage “à l’aune du contexte actuel”.

Entrée partiellement en vigueur, cette réforme, qui durcissait notamment les conditions d’entrée dans le régime et modifiait la méthode de calcul des allocations avec pour but de faire 3,4 milliards d’euros d’économies sur trois ans, était fortement décriée par les syndicats.

Une concertation avec les partenaires sociaux débutera à la mi-juin, pour des annonces d’ici l’été, dit-on dans l’entourage de Muriel Pénicaud.

Le gouvernement reverra aussi son dispositif de chômage partiel, qui a concerné 13 millions de salariés depuis le début de la crise mais ne peut en l’état s’inscrire dans la durée, selon Muriel Pénicaud.

Elle entend notamment proposer une nouvelle formule de réduction de temps de travail aux entreprises en difficulté en échange d’une garantie de préservation de l’emploi, dans le cadre d’un accord collectif d’entreprise ou de branche. Des annonces seront faites à ce sujet d’ici deux semaines.

Caroline Pailliez, avec Michel Rose; édité par Henri-Pierre André

for-phone-onlyfor-tablet-portrait-upfor-tablet-landscape-upfor-desktop-upfor-wide-desktop-up