May 20, 2020 / 11:29 AM / 13 days ago

L'UE veut diviser par 2 l'usage des pesticides et amplifier l'agriculture bio

L'Union européenne doit diviser par deux l'usage des pesticides dans l'agriculture tout en augmentant les cultures biologiques, a déclaré mercredi le commissaire européen au climat, Frans Timmermans (photo), un volonté saluée par les groupes de défense de l'environnement mais accueillie avec scepticisme par les lobbies agricoles. /Photo d'archives/REUTERS/Nacho Doce

BRUXELLES (Reuters) - L’Union européenne doit diviser par deux l’usage des pesticides dans l’agriculture tout en augmentant les cultures biologiques, a déclaré mercredi le commissaire européen au climat, Frans Timmermans, un volonté saluée par les groupes de défense de l’environnement mais accueillie avec scepticisme par les lobbies agricoles.

L’agriculture contribue au changement climatique, en rejetant 10% des émissions européennes de gaz à effet de serre, tout en étant l’une des principales victimes de ses conséquences, qu’il s’agisse des épisodes de sécheresse ou des inondations.

La Commission européenne dit souhaiter restaurer les écosystèmes naturels tout en accompagnant le secteur agricole vers son objectif de zéro émission nette de CO2 d’ici 2050.

“Si la crise du coronavirus nous apprend quelque chose, c’est qu’il faut revoir nos relations avec l’environnement naturel (...)”, a dit Frans Timmermans.

L’exécutif européen souhaite que l’usage de pesticide soit réduit de moitié, que celui des engrais diminue de 20% et de faire baisser de 50% les ventes d’antimicrobiens d’ici 2030.

Il suggère aussi de revoir la gestion des sols de manière à ce que l’agriculture biologique représente 25% du secteur en 2030 tout en transformant 10% des terres agricoles en paysages de “haute diversité” en favorisant les haies et les zones humides.

Ces objectifs n’ont pour l’heure aucune valeur contraignante pas plus qu’ils ne seront soumis à des études d’impact, a prévenu la Commission.

Les lobbies agricoles rappellent de leur côté que les cultures biologiques ont des rendements moindres que l’agriculture conventionnelle et que le retour des clôtures risque de les empêcher de s’adapter aux évolutions de la demande.

Kate Abnett et Marine Strauss; version française Nicolas Delame

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