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Économie

Inquiétudes de la RATP, SNCF et Transdev à l'approche du déconfinement

La ministre française des Transports Elisabeth Borne (photo) a évoqué lundi la possibilité de limiter le nombre de stations ouvertes dans les transports publics après les inquiétudes émises par les opérateurs à l'approche du déconfinement prévu le 11 mai qui va s'accompagner de mesures de distanciation physique. /Photo d'archives/REUTERS/Benoit Tessier

PARIS (Reuters) - La ministre française des Transports Elisabeth Borne a évoqué lundi la possibilité de limiter le nombre de stations ouvertes dans les transports publics après les inquiétudes émises par les opérateurs à l’approche du déconfinement prévu le 11 mai qui va s’accompagner de mesures de distanciation physique.

“Dans chacune des grandes métropoles, en particulier en Ile-de-France, différents scénarios sont examinés avec dans certains cas des hypothèses où on limiterait le nombre de stations ouvertes”, a déclaré la ministre sur LCI.

“Dans certains cas on n’exclut pas de fermer certaines stations, certaines correspondances pour pouvoir s’assurer que le flux d’entrées dans les transports en commun est bien maîtrisé”, a-t-elle ajouté.

A l’approche du déconfinement, l’inquiétude grandit dans les rangs des transporteurs publics – l’Union des transporteurs publics (UTP), la RAPT, la SNCF, Keolis, Transdev et Agir – sur la mise en place des mesures de sécurité sanitaires prévues par le gouvernement dans le secteur.

Au-delà du port de masque obligatoire - faute de quoi une amende de 135 euros serait appliquée -, l’exécutif a chargé les opérateurs de s’organiser “pour permettre de respecter les gestes barrières” pour éviter de nouveaux cas de contamination au coronavirus mais selon ces derniers cette mission est impossible.

“Il apparaît que les opérateurs de transport ne disposent pas aujourd’hui des moyens humains et matériels de nature à satisfaire à une telle obligation”, ont prévenu les transporteurs dans une lettre adressée au chef du gouvernement datée du 30 avril et publiée dimanche soir par Le Parisien.

Cette obligation “ne saurait être respectée sans une très forte limitation des flux, la capacité d’emport des véhicules devant alors être limitée à, au maximum, 10 à 20 % de leur capacité initiale”, ajoutent-ils.

Par ailleurs, “cette règle de distanciation physique limitera mécaniquement notre capacité à transporter un nombre de voyageurs suffisant à la reprise économique que vous appelez de vos voeux”, soulignent-ils. “Nous considérons de notre devoir de vous informer du risque très élevé de trouble à l’ordre public qui conduira nécessairement à l’arrêt des transports publics.”

Marine Pennetier, édité par Jean-Stéphane Brosse

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