for-phone-onlyfor-tablet-portrait-upfor-tablet-landscape-upfor-desktop-upfor-wide-desktop-up
Économie

Risque crédit: La Société Générale anticipe entre 3,5 et 5 milliards d'euros de provisions, dit Oudéa aux Echos

La Société Générale anticipe entre 3,5 et 5 milliards d'euros de provisions cette année pour faire face au risque sur le crédit imputé à la crise du coronavirus, annonce le directeur général de la banque française, Frédéric Oudéa, dans une interview que publie samedi le quotidien Les Echos sur son site internet. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau

PARIS (Reuters) - La Société Générale anticipe entre 3,5 et 5 milliards d’euros de provisions cette année pour faire face au risque sur le crédit imputé à la crise du coronavirus, annonce le directeur général de la banque française, Frédéric Oudéa, dans une interview que publie samedi le quotidien Les Echos sur son site internet.

En dépit des mesures gouvernementales, dit-il, il “ne fait guère de doute” que le coût du risque des banques et donc les pertes de crédit, vont augmenter, “même s’il faudra attendre au moins la fin du deuxième trimestre pour y voir plus clair”, précise-t-il.

“Nous anticipons des provisions comprises entre 3,5 et 5 milliards d’euros cette année selon les scénarios. Ceci correspond à 70 à 100 points de base de coût du risque. En 2009, ce niveau était de 117 points de base”, dit-il.

“Evidemment, les résultats vont être impactés en termes de revenus et de coût du risque, mais nous disposons des réserves nécessaires pour y faire face. L’impact dépendra des effets des mesures de soutien gouvernementales et du rythme du retour à la vie normale”, ajoute le patron de la Société générale.

Frédéric Oudéa souligne par ailleurs que la crise déclenchée par la pandémie de coronavirus est “de loin la crise la plus grave à laquelle nous avons eu à faire face” mais il note aussi que “le secteur bancaire entre dans cette crise avec un profil radicalement différent par rapport à 2008-2009 (ndlr, la crise financière)”.

“A l’époque, le ratio de fonds propres des banques se situait en moyenne entre 6 et 7%. Il est deux fois plus élevé aujourd’hui.”

“Dans la crise précédente, poursuit-il, les banques étaient le problème, elles ont aujourd’hui un rôle moteur à jouer et participent à la solution.”

Henri-Pierre André

for-phone-onlyfor-tablet-portrait-upfor-tablet-landscape-upfor-desktop-upfor-wide-desktop-up