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Blessé au Mali, un légionnaire de l'armée française a succombé à ses blessures, selon l'Elysée

PARIS (Reuters) - Un légionnaire engagé dans les rangs de l’armée française blessé au Mali dans l’explosion d’un engin explosif improvisé a succombé vendredi à ses blessures, annonce l’Elysée dans un communiqué publié samedi matin.

Un légionnaire engagé dans les rangs de l'armée française blessé au Mali dans l'explosion d'un engin explosif improvisé a succombé vendredi à ses blessures, annonce l'Elysée dans un communiqué publié samedi matin. Le brigadier Dmytro Martynyouk avait été touché le 23 avril dernier "lors d'une opération contre les groupes armés terroristes", ajoute la présidence. /Photo prise le 24 mars 2020/REUTERS/Ludovic Marin

Le brigadier Dmytro Martynyouk avait été touché le 23 avril dernier “lors d’une opération contre les groupes armés terroristes”, ajoute la présidence.

Il est mort à l’hôpital militaire Percy de Clamart, près de Paris, où il avait été admis.

“Le président de la République s’incline avec un profond respect devant le sacrifice de ce légionnaire du 1er régiment étranger de cavalerie, frappé dans l’accomplissement de sa mission”, poursuit le communiqué.

Né le 28 août 1991 à Volotchysk, en Ukraine, Le brigadier Dmytro Martynyouk s’était engagé en septembre 2015 dans la Légion étrangère, précise l’état-major des armées françaises dans un communiqué.

Célibataire sans enfant, il avait accompli toute sa carrière au 1er régiment étranger de cavalerie à Carpiagne.

Affecté à la force Barkhane au Sahel, le brigadier Martynyouk a été grièvement blessé le 23 avril en fin d’après-midi quand son camion-citerne militaire a été atteint par un engin explosif improvisé dans la région du Liptako malien (centre-est) “alors que l’unité à laquelle il appartient est engagée dans une opération contre des groupes armés terroristes”, précise l’état-major.

Evacué par hélicoptère vers la base de Gao puis transféré le lendemain vers la France pour être pris en charge à l’hôpital d’instruction des armées Percy de Clamart, il a succombé vendredi à ses blessures.

Un second légionnaire blessé dans l’explosion, lui aussi transféré en France, est dans un stable et son pronostic vital n’est pas engagé, précise l’état-major.

L’armée française est engagée au Mali depuis janvier 2013 avec l’opération Serval puis, à partir de 2014, dans l’ensemble du Sahel dans le cadre de la mission Barkhane. Une quarantaine de soldats engagés dans les rangs de l’armée française y ont perdu la vie, principalement au Mali.

Dans son communiqué, Emmanuel Macron salue “le courage des militaires français engagés au Sahel” ainsi que “leur détermination à poursuivre leur mission qui permet de porter des coups sévères à l’ennemi, aux côtés de leurs frères d’armes sahéliens”.

La ministre française des Armées, Florence Parly, a également rendu hommage à ce légionnaire mort pour la France. “Elle s’incline devant son engagement qui incarne la force de la Légion étrangère. La France est reconnaissante envers ceux qui l’ont choisie, envers ceux qui donnent leur vie pour elle”, ajoute-t-elle.

Elle précise dans un communiqué que “plus de 6.000 militaires sont engagés en opérations extérieures sur différents théâtres de guerre”.

Henri-Pierre André

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