April 1, 2020 / 5:51 AM / 2 months ago

La France a une "preuve de vie" de l'otage Sophie Pétronin

Sébastien Chadaud-Pétronin avec Ingrid Bétancourt. Le ministère français des Affaires étrangères dispose d’une "preuve de vie" remontant à "début mars" de l'otage française Sophie Pétronin, enlevée en décembre 2016 par des hommes armés au Mali, a déclaré le fils de l'humanitaire, Sébastien Chadaud-Pétronin, mercredi. /Photo d'archives/REUTERS/Philippe Wojazer

PARIS (Reuters) - Le ministère français des Affaires étrangères dispose d’une “preuve de vie” remontant à “début mars” de l’otage française Sophie Pétronin, enlevée en décembre 2016 par des hommes armés au Mali, a déclaré le fils de l’humanitaire, Sébastien Chadaud-Pétronin, mercredi.

Le Quai d’Orsay n’a pas confirmé l’information.

“Le ministère de l’Europe et des affaires étrangères et l’ensemble des services concernés restent pleinement mobilisés pour obtenir la libération de Mme Sophie Pétronin et soutenir sa famille”, a dit mercredi la porte-parole du ministère en réponse à plusieurs questions sur le sujet.

“Le Quai d’Orsay parle d’une preuve de vie de début mars mais pas de détail à ce sujet, c’est un peu maigre mais c’est mieux que rien”, a déclaré Sébastien Chadaud-Pétronin à franceinfo. “On se réjouit quand même de savoir qu’elle est en vie même si ça nous rend encore très tristes.”

“C’est difficile”, a-t-il ajouté. “On a l’impression qu’il n’y a pas de perspective de sortir Sophie Pétronin de son enfer. Avec tous les proches, on continue à chercher comment est-ce qu’on pourrait l’aider.”

Sophie Pétronin, qui dirigeait une petite ONG franco-suisse venant en aide aux enfants souffrant de malnutrition, a été enlevée le 24 décembre 2016 à Gao, dans le nord du Mali, et est détenue depuis par le Groupe pour le soutien de l’islam et des musulmans (GSIM).

Dans une vidéo diffusé en juin 2018 - la dernière en date -, la septuagénaire était apparue très fatiguée et en avait appelé à Emmanuel Macron, estimant que le chef de l’Etat l’avait “oubliée”.

En novembre de la même année, ses ravisseurs avaient publié un communiqué faisant état d’une “dégradation de sa santé” et rejeté la faute sur le gouvernement français dont, selon eux, “l’obstination” a “empêché” la clôture de cette “affaire”.

Marine Pennetier, avec Jean-Stéphane Brosse, edité par Jean-Michel Bélot

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