March 19, 2020 / 9:20 AM / 4 months ago

Philippe écarte la mise en place d'un dépistage généralisé

Le Premier ministre Edouard Philippe a écarté jeudi matin la mise en place d'un dépistage généralisé du coronavirus en France et promis que le vol et la vente au marché noir de masques de protection, denrée rare et vitale pour le personnel soignant, seraient réprimés. /Photo prise le 18 mars 2020/REUTERS/Ludovic Marin

PARIS (Reuters) - Le Premier ministre Edouard Philippe a écarté jeudi matin la mise en place d’un dépistage généralisé du coronavirus en France et promis que le vol et la vente au marché noir de masques de protection, denrée rare et vitale pour le personnel soignant, seraient réprimés.

“Nous avons élaboré une doctrine de test qui a consisté dans la phase 1 à tester beaucoup et cette logique de test a permis de circonscrire assez efficacement les premières apparitions du virus, ce qui nous a donné du temps”, a déclaré le chef du gouvernement lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale.

“Aujourd’hui la doctrine de test, c’est que nous testons les personnes qui présentent des symptômes, les personnels soignants qui présentent des symptômes, les premières personnes qui présenteraient des symptômes dans un établissement Ehpad”, a-t-il rappelé.

“Il ne servirait à rien aujourd’hui de tester massivement tout le monde, préventivement ou en fonction des symptômes”, a-t-il souligné, car une généralisation des tests pèserait sur les “capacités d’analyse et nous n’aurions pas les réponses suffisamment rapides là où c’est absolument nécessaire”.

Quant aux masques de protection, “ils ne disparaissent pas tous seuls, ils font parfois l’objet d’un vol de précaution et parfois l’objet de trafic ou d’un marché noir, ces comportements sont inacceptables”, a dénoncé Edouard Philippe. “Ils mettent en danger les soignants et ils minent la confiance nationale, ces comportements seront réprimés”.

Selon le dernier bilan établi mercredi soir, 9.134 cas d’infection au coronavirus et 264 décès ont été recensés en France. Plus de 3.600 personnes ont été hospitalisées, 931 cas graves sont en réanimation et 50% de ces cas graves concernent des personnes de moins de 60 ans.

Marine Pennetier, édité par Henri-Pierre André

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