March 18, 2020 / 10:04 PM / 2 months ago

La BCE déterminée à éviter la fragmentation entre pays de la zone euro, dit Villeroy aux Echos

La Banque centrale européenne est déterminée à éviter toute fragmentation entre pays de la zone euro, a déclaré mercredi au journal Les Echos le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau après la brusque poussée du coût des emprunts d'Etat. /Photo d'archives/REUTERS/Ralph Orlowski

PARIS (Reuters) - La Banque centrale européenne est déterminée à éviter toute fragmentation entre pays de la zone euro, a déclaré mercredi au journal Les Echos le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau après la brusque poussée du coût des emprunts d’Etat.

Alors que l’épidémie de coronavirus alimente l’aversion au risque chez les investisseurs, l’écart de rendement s’est creusé ces derniers jours dans des proportions considérables entre les pays les plus endettés de la zone euro comme l’Italie et ceux qui apparaissent plus sûrs, au premier rang desquels figure l’Allemagne.

“Nous sommes absolument déterminés à lutter contre le risque de fragmentation entre Etats de la zone euro, ou contre la dégradation des conditions de financement à long terme. Il en va de la bonne transmission de notre politique monétaire”, a déclaré François Villeroy de Galhau.

La BCE est prête à se concentrer provisoirement sur les rachats d’obligations de certains pays plus que sur celles d’autres si la situation l’exige.

“S’il faut faire encore plus d’achats d’obligations dans cette période exceptionnelle, nous le ferons”, a prévenu le gouverneur de la Banque de France.

Evoquant la panique boursière actuelle, François Villeroy de Galhau a estimé qu’elle ne justifiait pas que les marchés soient fermés et que la BCE était déterminée à maintenir en fonctionnement le marché de la dette et à maintenir sa liquidité.

Il est également revenu sur la question de la dette d’entreprise, actuellement au point mort, et a déclaré que la BCE pourrait intervenir sur le papier commercial à court terme comme l’a fait mardi la Réserve fédérale américaine.

“Il y a (..) un segment qui mérite que nous renforcions vite notre action, celui du « commercial paper » ou billets de trésorerie, les financements court termes d’entreprises, qui est trop peu liquide”, a-t-il souligné.

Leigh Thomas, version française Nicolas Delame

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