March 16, 2020 / 11:54 AM / 4 months ago

Municipales: LaRem défaite, Verts encouragés, LR et PS revigorés

PARIS (Reuters) - Une vague verte, une bonne tenue du Parti socialiste et des Républicains et un échec de la République en marche ont caractérisé, politiquement, le premier tour des élections municipales de dimanche en France, marqué par une abstention record dans un pays mis à l’arrêt par l’épidémie de coronavirus.

Une vague verte, une bonne tenue du Parti socialiste et des Républicains et un échec de la République en marche ont caractérisé, politiquement, le premier tour des élections municipales de dimanche en France, marqué par une abstention record dans un pays mis à l'arrêt par l'épidémie de coronavirus. /Photo prise le 15 mars 2020/REUTERS/Christian Hartmann

Le doute plane quant à la tenue du second tour, dimanche prochain, alors qu’Emmanuel Macron doit s’adresser à la Nation ce lundi soir.

Dans ce contexte, le taux de participation a atteint sans surprise un niveau plancher sous la Ve République, à 38,77%.

Trois ans après avoir envoyé Emmanuel Macron à l’Elysée, La République en marche subit un sérieux revers avec aucun espoir de remporter une grande ville. A commencer par Paris, où sa candidate Agnès Buzyn a remporté 17,6% des voix, moitié moins qu’aux élections présidentielle et européennes. Avec 30,2% des suffrages, la maire socialiste sortante Anne Hidalgo a de grandes chances de l’emporter. Le grand perdant est l’ancien député LaRem parti en dissidence Cédric Villani, qui termine à 6,7%. 

Le Parti socialiste espère conserver d’autres grandes villes comme Lille et Nantes, où Martine Aubry et Johanna Rolland sont bien placées. Les socialistes pourraient aussi conserver Rouen et Rennes, voire gagner Nancy.

Europe Ecologie-Les Verts a confirmé son bon score des européennes en se plaçant en tête à Lyon, jusqu’ici détenue par Gérard Collomb, soutien d’Emmanuel Macron. Signe de l’intérêt croissant des Français pour l’environnement, les écologistes sont aussi en tête à Strasbourg, Grenoble et Besançon.

DES MAIRES RN REELUS DES LE PREMIER TOUR

Du côté des élus Les Républicains, l’ancien ministre François Baroin a été réélu dès dimanche à Troyes (Aube), de même que Jean-François Copé à Meaux (Seine-et-Marne). A Nice, le maire sortant Christian Estrosi est bien placé pour remporter un troisième mandat après avoir engrangé plus de 47% des voix.

A Toulouse et Orléans, les élus LR ayant fait alliance avec LaRem sont en difficulté.

A Pau (Pyrénées-Atlantiques), le président du MoDem François Bayrou est bien placé pour garder son siège de maire.

A la tête d’une dizaine de villes avant ce scrutin, le Rassemblement national a fait réélire dès le premier tour plusieurs édiles élus en 2014 : David Rachline à Fréjus (Var), Steve Briois à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais). Même chose à Béziers (Hérault) où Robert Ménard, soutenu par le RN, a gagné avec 68,7% des voix.

A Perpignan, 120.000 habitants, le député RN Louis Aliot est arrivé largement en tête, avec près de 36% des voix, loin devant le maire LR sortant Jean-Marc Pujol (17,9%), qui a appelé à un “retrait républicain” d’autres candidats pour empêcher l’extrême droite de conquérir sa ville.

Edité par Jean-Michel Bélot

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