March 11, 2020 / 6:32 PM / 24 days ago

Pour l'OMS, le coronavirus est désormais pandémique

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) considère désormais l'épidémie de coronavirus comme une pandémie, a déclaré mercredi son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus. /Photo prise le 24 février 2020/REUTERS/Denis Balibouse

GENEVE (Reuters) - L’Organisation mondiale de la santé (OMS) considère désormais l’épidémie de coronavirus comme une pandémie, a déclaré mercredi son directeur général, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

“Nous sommes extrêmement préoccupés tant par le niveau alarmant et par la sévérité de la propagation que par le niveau d’inaction. Nous avons donc décidé de considérer que le Covid-19 peut être qualifié de pandémique”, a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.

Le nombre de nouveaux cas hors de Chine a été multiplié par 13 au cours des deux dernières semaines, a-t-il souligné.

Apparu fin décembre en Chine, le nouveau coronavirus s’est propagé partout dans le monde, perturbant lignes de production et chaînes d’approvisionnement et incitant les autorités à fermer les écoles, à repousser ou annuler événements sportifs et culturels.

L’OMS a déclaré le 30 janvier que l’épidémie de coronavirus était un cas d’urgence de santé publique de portée internationale, son niveau d’alerte le plus élevé. Il n’y avait alors qu’une centaine de cas de contamination hors de Chine.

Ce sont désormais plus de 118.000 individus dans 114 pays qui sont contaminés par le Covid-19 et 4.291 sont mortes en l’ayant contracté.

En dehors du cas particulier de la grippe, l’OMS ne dispose plus de la nomenclature qui lui permettrait de qualifier telle ou telle maladie de pandémique, c’est-à-dire touchant un grand nombre d’individus dans un grand nombre de pays.

Plusieurs responsables de l’OMS ont déclaré ces dernières semaines qu’ils pourraient toutefois utiliser le mot de pandémie pour caractériser l’épidémie tout en soulignant que cela n’aurait aucune portée légale.

L’OMS préfère rester prudente dans l’utilisation de certains mots, retenant l’exemple de 2009 lorsqu’elle avait qualifié le virus H1N1 de “pandémique” alors qu’elle avait finalement fait peu de victimes. On lui avait alors reproché son alarmisme et accusé d’avoir contribué à alimenter une course aux vaccins finalement peu utile.

Emma Farge et Michael Shields; version française Nicolas Delame, édité par Jean-Stéphane Brosse

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