February 18, 2020 / 1:08 PM / 2 months ago

L'Ena remplacée par une école d'administration publique

PARIS (Reuters) - L’Ecole nationale d’administration (Ena), dont la suppression avait été annoncée par Emmanuel Macron comme une des réponses à la crise des “Gilets jaunes”, va être remplacée par une école d’administration publique et un plan de diversification des recrutements va être mis en place, a annoncé mardi le Premier ministre Edouard Philippe.

L'Ecole nationale d'administration (Ena), dont la suppression avait été annoncée par Emmanuel Macron comme une des réponses à la crise des "Gilets jaunes", va être remplacée par une école d'administration publique et un plan de diversification des recrutements va être mis en place, a annoncé mardi le Premier ministre Edouard Philippe. /Photo d'archives/REUTERS/Vincent Kessler

“J’ai reçu ce matin le rapport Thiriez sur la réforme de la haute fonction publique”, a écrit le chef du gouvernement sur son compte Twitter, en référence au rapport commandé par le chef de l’Etat français à l’ancien énarque et avocat au Conseil d’Etat Frédéric Thiriez.

“Parmi les 42 propositions, nous retenons déjà un plan ambitieux de diversification sociale et géographique des recrutements, et la création d’une école de management public pour remplacer l’Ena”, a-t-il ajouté.

Créée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale par le Général de Gaulle, l’Ena avait pour vocation initiale de démocratiser l’accès à la haute fonction publique et de professionnaliser la formation des hauts fonctionnaires.

Mais 75 ans après, l’école aujourd’hui installée à Strasbourg, qui accueille chaque année des milliers d’élèves et d’auditeurs et par laquelle sont passés de nombreux présidents français et de PDG de grands groupes, continue d’être perçue comme un “moule à pensée unique”.

“Les choses se sont aggravées”, confirme Frédéric Thiriez dans son rapport qui pointe entre autres “une diversité très insuffisante, avec une sur-représentation des classes supérieures, une répartition par sexes profondément déséquilibrée et un quasi-monopole parisien pour la préparation aux différents concours”.

Il constate également “une multiplication des grandes écoles de service public qui nuit à l’émergence d’une culture commune chez les grands serviteurs de l’État” et un “climat préoccupant de perte de confiance entre les citoyens et leurs ‘élites’”.

Pour y remédier, outre la création d’une grande école d’administration publique” (EAP), la mission propose également un diversification du recrutement avec la création d’une vingtaine de nouvelles classes préparatoires ‘égalité des chances (CPE)’.

Cette proposition a été retenue par l’exécutif dans le cadre de son plan “de diversification sociale et géographique des recrutements” qui sera détaillé d’ici “fin avril” par les ministres Jean-Michel Blanquer (Education), Frédérique Vidal (Enseignement supérieur) et le secrétaire d’Etat Olivier Dussopt (Action et Comptes publics).

Ce plan comportera également “l’intégration systématique d’un quota de boursiers dans l’ensemble des masters et classes préparatoires aux grandes écoles de la fonction publique” et des “actions de tutorat à destination des élèves dès le collège”, précise Matignon dans un communiqué.

Marine Pennetier, édité par Jean-Michel Bélot

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