February 5, 2020 / 3:06 PM / 2 months ago

Patinage: Gailhaguet se défend, exclut à nouveau de démissionner

Eclaboussé par un scandale de violences sexuelles dans le patinage français, le patron de la Fédération française des Sports de glace (FFSG), Didier Gailhaguet (photo), a contre-attaqué mercredi, estimant être "sali par des minables" et excluant une nouvelle fois toute démission à ce stade. /Photo prise le 5 février 2020/REUTERS/Charles Platiau

PARIS (Reuters) - Eclaboussé par un scandale de violences sexuelles dans le patinage français, le patron de la Fédération française des Sports de glace (FFSG), Didier Gailhaguet, a contre-attaqué mercredi, estimant être “sali par des minables” et excluant une nouvelle fois toute démission à ce stade.

En poste depuis plus de vingt ans, Didier Gailhaguet est dans le collimateur de la ministre des Sports Roxana Maracineanu qui a réclamé lundi sa démission après une série des révélations d’agressions sexuelles de plusieurs anciennes patineuses à l’encontre de leurs entraîneurs.

Parmi elles, Sarah Abitbol, dix fois championne de France de patinage artistique en couple et médaillée de bronze aux championnats du monde en 2000, qui a accusé dans un livre son ancien entraîneur Gilles Beyer de l’avoir violée et agressée sexuellement plusieurs fois entre 1990 et 1992.

A la suite de ces révélations, le parquet de Paris a annoncé mardi avoir ouvert une enquête préliminaire “des chefs de viols sur mineurs par personne ayant autorité sur la victime et d’agressions sexuelles sur mineurs par personne ayant autorité sur la victime”.

Gilles Beyer, également accusé par une autre patineuse Hélène Godard, a reconnu la semaine dernière “des relations intimes” Sarah Abitbol tout en disant avoir conscience de leur caractère “inapproprié”.

Accusé d’avoir couvert ces accusations, et d’avoir protégé Gilles Beyer, Didier Gailhaguet a assuré, lors d’une conférence de presse à Paris, n’avoir jamais “entendu parler de viols sur les personnes de Hélène Godard ou de Sarah Abitbol” et estimé être “sali par des minables”.

“Je suis un homme imparfait mais je suis un homme clean”, a-t-il poursuivi. “J’ai appris ces faits il y a une semaine et demi, leur non-dénonciation est coupable car ces faits sont horribles”.

“La Fédération, ce n’est absolument pas un ramassis de pervers sexuels ayant la culture du viol”, a-t-il ajouté, épinglant des “médias pour le moins déchaînés”, “une ministre moralisatrice” et des “opportunistes de circonstance (...) avec quelques arrières-pensées électoralistes”.

Julien Pretot et Marine Pennetier, édité par Jean-Michel Bélot

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